Emile Claus, The Farm
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Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena

La lecture de ces fameux pépins marque une nouvelle étape de mon périple dans le  monde imprévisible des best-sellers. Cette fois-ci, c’est une bonne pioche : ce livre -que vous n’avez pas pu manquer tant il semble enraciné depuis des mois dans l’espace meilleures ventes dans les librairies de France et de Navarre- est une belle découverte. Le pitch : « À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes. »

 

En à peine quelques pages (qui se lisent très vite), l’auteur parvient à nous faire vibrer pour des personnages que l’on connaît finalement à peine. Bertha, la grand-mère qui fut aussi une petite fille dans cette maison, puis une épouse et une mère. La relation entre les filles de Bertha, Christa, Harriet et Inga, est émouvante et pleine de pudeur. Enfin la troisième génération est celle d’Iris, fille de Christa. Deux jeunes mortes planent au-dessus de ces trois générations de femmes : Anna, la soeur de Bertha, emportée par une pneumonie à l’âge de seize ans, et Rosemarie, fille de Harriet et cousine d’Iris, morte accidentellement l’année de ses quinze ans. Les souvenirs ne sont donc jamais sereins, d’autant plus que quelques secrets entachent l’histoire de la famille. La maison, elle, n’a rien oublié.

Emile Claus, The Farm

Le livre est entièrement dédié à la nostalgie. Iris, la jeune héroïne, déambule seule dans la maison de ses vacances, l’endroit où elle a connu les pires et les meilleurs moments de sa vie. Chaque objet est l’occasion de se souvenir d’un passé qui s’échappe un peu plus à mesure que les personnes qui l’ont vécu disparaissent. Et une question lancinante porte tout le roman : comment faire pour ne rien oublier ? Les souvenirs s’accumulent sans que l’on puisse les contrôler, effacer les plus douloureux et amplifier les plus beaux. Ils forment une masse informe, dont on ne sait que faire, mais qui apporte une sorte de plaisir triste qui fait que l’on se sent vivant. C’est cela, la nostalgie, et elle est magnifiquement racontée dans ce roman.

Le style est impeccable, et il y a de très beaux passages tant sur la forme que sur le fond : une histoire de groseilles qui refusent de rougir ; un épluchage de crevettes au goût amer ; et puis ces fameux pépins de pommes qui auraient goût de massepain. Beaucoup de métaphores pour raconter les petits drames ordinaires qui, au final, composent une tragédie. Bref, une bonne idée de lecture de vacances, même s’il vous faudra prévoir quelque chose de plus joyeux après  !

Le goût des pépins de pomme
Katharina Hagena
Disponible sur Fnac.com

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Cette semaine à Paris – du 25 au 31 juillet

Il serait bon de commencer la semaine avec un petit bulletin météo. L’été se fait encore prier, et on risque de ne pas assister au retour du soleil avant la semaine prochaine. Bref, ce n’est pas encore gagné pour les sorties pique-niques et glaces sur les quais de Seine. A moins qu’il y ait un micro climat sur Paris Plages… allez, c’est parti pour une nouvelle semaine à Paris.

Shopping

Des bijoux !


Il vous reste une petite place pour un dernier butin soldesque (oui oui ça se dit) ? Rendez-vous chez Les Néréïdes, une marque de bijoux fantaisie que j’affectionne tout particulièrement. Leur spécialité : raconter de belles histoires à travers des collections de bijoux poétiques aux détails soignés ; l’une des plus connues est la collection « Pas de danse », avec de gracieuses danseuses en boucles d’oreilles et pendentifs. L’année dernière, Les Néréïdes ont lancé une nouvelle histoire baptisée « Paris Carte Postale », avec comme héros une diva, un maître d’hôtel, un couple d’amoureux évoluant dans les lieux emblématiques de la capitale (à gauche, les amoureux version boucles d’oreilles). Les dernières pièces en soldes de cette collection sont à saisir sur la e-shop des Néréïdes ; et pour voir plus de bijoux en soldes de la marque rendez-vous sur Winaretta. Et pour voir toutes ces créations mises en scène dans de superbes décors, une petite balade au concept-store s’impose. Rendez-vous au 5 rue du Bourg-l’Abbé dans le 3ème arrondissement.

Sorties

Du spectacle !

La semaine dernière, je vous parlais du lancement du Festival Paris quartier d’été dédié aux arts vivants, avec un vaste programme de spectacles toutes disciplines confondues. Parmi les nouveautés attendues cette semaine, le Malandain Ballet Biarritz présentera son interprétation de Roméo et Juliette dans la cour d’honneur des Invalides à partir de mercredi et jusqu’à samedi (billets à partir de 8 euros). J’ai visionné un aperçu de ce ballet sur le site internet de la troupe et malgré quelques passages disons un peu étranges, ça m’a donné très envie de le découvrir (désolée, pas de lien direct vers la vidéo, il faut sélectionner « Roméo et Juliette » dans la rubrique répertoire). Au programme également cette semaine, une jeune interprète britanique, Lail Arad, chantera (sous la pluie ?) dans plusieurs parcs et jardins de la capitale ; vous pouvez écouter sa musique ici, c’est plutôt sympathique…

De la plage !

Paris Plage, c’est : 1 kilomètre et 6000 tonnes de sable, 3 kilomètres de quais aménagés, 37 activités gratuites, et entre deux et trois millions de personnes chaque année. Et oui, c’est là que le bât blesse : pour tout vous dire je n’ai jamais osé y aller par peur de la foule… je dois donc vous avouer mon manque d’informations concernant cet évènement que j’observe avec curiosité -mais de loin- tous les ans. Si l’expérience vous tente, le programme quotidien est disponible sur le site officiel. Cette semaine, on pourra notamment assister à une envolée de bulles de savons géantes, tester un simulateur de vagues, découvrir un jeune talent du Point Virgule ou tout simplement déguster un sirop offert sur le stand Eau de Paris (cf image de gauche). Alors, braverez-vous la météo pour jouer le (la) parisien(ne) en vacances ?

 

Cocooning

Des petits plats !

Bon, ce n’est pas parce qu’il fait tout gris qu’il faut oublier de se nourrir. C’est la meilleure période pour profiter des meilleurs fruits : abricots, pêches, nectarines, melons, pastèques… si la météo nous dissuade encore de les embarquer pour un pique-nique, on peut quand même rester tranquillement chez soi pour apprendre à les cuisiner avec le dernier numéro de Elle à table. Au programme : une mine de bonnes recettes estivales. Dans les recettes réalisables (en sachant que je pars d’un niveau assez bas) j’ai repéré : des tomates noires de Crimée farcies au thon, des rouleaux de courgettes au chèvre et plein d’autres manières de cuisiner ce délicieux légume, et une omelette sucrée aux fruits à faire en dix minutes. Il y a également une sélection des meilleurs rosés ; comme ça, dès que le soleil rapplique, on est prêts à dégainer le barbecue (ou la fameuse nappe de pique-nique qui n’a plus quitté le placard depuis plusieurs semaines)…

Bonne semaine à Paris !

 

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La Pâtisserie des rêves, côté salon de thé

Je vous ai déjà parlé de la Pâtisserie des rêves, merveilleux temple de la gourmandise situé rue du Bac dans le septième arrondissement. Le problème avec cette boutique qu’on voudrait dévaliser au moins trois fois par semaine, c’est qu’on ne peut pas y rester. Entendez par là, on ne peut pas y poser nos fesses pour engloutir illico presto le Paris-Brest qui nous fait de l’oeil sous sa cloche diabolique.

Pour cela, il y a une autre adresse : le salon de thé de la Pâtisserie des rêves, située rue de Longchamp dans le seizième. Un peu plus excentré que la boutique, le salon de thé est aussi moins pris d’assaut le week-end et bien plus grand. Pensez-y, le prochain samedi où vous arpenterez les Champs-Elysées en espérant (en vain) qu’il reste une petite place au salon de thé Ladurée (dixit une experte de ce genre de plan foireux)… l’adresse ne se trouve qu’à quelques stations de là, métro rue de la Pompe.

Lorsque l’on entre, on arrive d’abord dans l’espace boutique où sont présentées, comme rue du Bac, les nombreuses pâtisseries et viennoiseries imaginées par Philippe Conticini. L’espace salon de thé est situé à l’arrière de la boutique, un peu à l’écart, ce qui permet de passer un moment au calme.

Pour la déco, c’est l’esprit grosse bonbonnière qui domine (j’adore) et l’on se sent tout de suite à l’aise dans ce décor tout en rose et blanc. La vaisselle façon maison de poupée est tout aussi soignée, et le service parfait.

Je ne vous vanterai pas à nouveau les délices de la crème fouettée qui couvre le Saint-Honoré, et je ne m’étendrai pas non plus sur la texture absolument parfaite de la crème praliné du Paris-Brest. Non non, je ne saliverai pas encore en repensant à cette tarte au citron à la fois fondante et finement acidulée, et à cette tarte aux fraises aux fruits savamment mariés à la crème pâtissière. Sachez seulement que le salon de thé propose toutes les spécialités de la maison, avec en bonus un bar à choux qui vous permet de choisir la garniture pour un assortiment de 3 choux : vanille, vanille et confit citron, caramel et caramel coulant, pistache et compotée de framboises, chocolat et praliné. Côté boisson, il y a une belle variété de thés et des boissons fraîches très originales comme un granité de limonade à la rose (très, très bon).

Côté budget, avec une pâtisserie et une boisson, vous en aurez facilement pour 15 euros par personne. Cher le goûter, me direz-vous, mais c’est tellement bon… et le piège, c’est qu’en sortant (par la boutique donc), il est très difficile de ne pas craquer sur une petite viennoiserie qu’on emportera chez soi pour s’offrir un petit-déjeuner trois étoiles le lendemain. J’ai ainsi goûté une petite brioche fourrée à la crème pâtissière et aux raisins secs, ça ne me disait pas grand chose au début (mais il ne restait plus que cela) et au final ce fut un vrai délice que je vous recommande chaudement.

Je finis avec quelques classiques à dévorer des yeux. Et plus si affinités. Vous savez où les trouver… :-)

THE saint-honoré (et au fond à droite, les brioches délicieuses à la crème pâtissière)

La tarte à la rhubarbe, splendide avec ses reflets verts et roses

Un bien beau fraisier

Pour les amateurs de chocolat

Une curiosité : le gâteau à la dragée

La Pâtisserie des rêves, le salon de thé
111 rue de Longchamp
75016 Paris

ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h
samedi et dimanche de 12h à 19h

 

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Cette semaine à Paris – du 18 au 24 juillet

Paris nous fait un gros caprice cet été en confondant juillet et octobre… et c’est un vilain temps tout gris qui attend ceux qui restent à la capitale pendant que les autres se font la malle en vacances (rassurons-nous, les nuages ne vont épargner personne en France cette semaine). Il ne reste plus qu’à se concocter un petit programme plein de soleil pour nous rappeler que nous sommes bel et bien en été.

Shopping

Des (bonnes) odeurs !

A défaut de courir pieds nus dans les champs de lavande/fraises/vergers en tout genre comme dans les pubs hautement sophistiquées que nous proposent les marques depuis des décennies (ou du moins, depuis que je regarde la télé, et ça commence à remonter), on peut quand même trouver un ersatz de parfum d’été dans de chouettes petits gels douches qui sentent rudement bon. Récemment testé et chaleureusement adopté, le nouveau gel douche Le Petit Marseillais au mimosa est un vrai plaisir, tout comme son cousin Framboise et Pivoine. Et pour moins de 3 euros chacun, il n’y a pas de mal à se faire du bien (et à sentir bon). Si vous avez un budget gel douche un peu plus généreux (ben oui, ça arrive), L’Occitane remet en ce moment à l’honneur sa gamme à la verveine. Ne vous fiez-pas à la résonance « mamie » que peut avoir la verveine, ce gel douche est vraiment extra, aussi bien pour son parfum que pour sa texture. Vous me direz, pour 13 euros, il peut. Et si vous êtes sceptique, n’hésitez-pas à tester leur version miniature à 3 euros et quelques.

Sorties

Des brunchs !

Je vous avais prévu un petit papier pique-nique mais avec la météo prévue cette semaine, ça va être difficile… Du coup c’est le brunch qui semble être la meilleure option pour le week-end prochain. Imaginez : les parisiens partis, vous allez enfin avoir une chance de tester une petite adresse sympa sans faire une queue interminable. Du côté du marais, je vous conseille l’adresse « Des gars dans la cuisine » où vous pourrez savourer une formule copieuse avec viennoiseries, délicieux burger, fruits et fromage blanc muesli pour 20,50 euros. Sinon, je vous ai parlé cette semaine de Schwartz’s Deli pour un brunch comme à New York, avec oeufs brouillés et pastrami. Et si vous voulez tester une autre adresse de Deli à Paris, j’ai déniché une promo intéressante sur la Fourchette : 16,80 au lieu de 28 euros le brunch au Rotz Delicatessen, dans le 17eme. Je dois vous prévenir que je n’ai pas encore testé cette adresse, mais ça ne saurait tarder…

Du spectacle !

Comme tous les ans, le Festival Paris quartier d’été propose un riche programme qui met à l’honneur les arts vivants, toutes disciplines confondues. il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, certains spectacles étant gratuits. Parmi les artistes qui se produiront un peu partout dans Paris, j’ai repéré : Mireille et Mathieu, un duo flamand surnommé « les punks du théâtre de marionnettes » (rien que ça, ça promet) ; les 26 000 couverts, qui replacent l’oeuvre de Shakespeare dans notre actualité ; enfin la Compagnie Toujours après minuit qui mêle cirque, danse et littérature dans un même spectacle. Beaucoup d’autres choses tout aussi alléchantes sont prévues par la suite, je vous en parlerai la semaine prochaine.

 

 

De la danse ! (encore)

Je vous ai déjà parlé la semaine dernière de la troupe du Miami City Ballet qui se produisait actuellement au théâtre du Chatelet. Depuis, je suis allée les voir et en suis ressortie émerveillée ; du coup j’y suis retournée une seconde fois et je vous ai fait un compte-rendu complet. Et comme je n’ai pas peur d’en remettre une couche, je vous conseille une nouvelle fois ici de profiter de cette semaine pour aller voir l’une de leurs représentations, qui sont données tous les soirs de la semaine jusque samedi. Après, c’est fini ! Courrez-y ! (Cette fois-ci, j’arrête avec ça :-))

 

 

Bonne semaine à Paris !

 

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Le Miami City Ballet enchante le théâtre du Châtelet

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’ai rarement l’occasion de voir des spectacles de danse à Paris. Les raisons ? Une médiatisation limitée doublée d’un intérêt limité de ma part… mais après avoir vu la troupe du Miami City Ballet ce mois-ci au théâtre du Châtelet, j’ai bien l’intention de voir quelques ballets la saison prochaine !

C’est dans le cadre du festival « Les étés de la danse » que le Miami City Ballet a été invité à donner une série de 17 représentations au théâtre du Châtelet. Objectif : donner un large aperçu de leur répertoire à un public averti comme aux simples curieux dont les seules connaissances en danse classique se limitent à quelques scènes de Black Swan (ok, on est nombreux dans cette deuxième catégorie). Chaque soir, ce sont trois courts ballets (de 20 à30 minutes chacun) qui sont proposés aux spectateurs, leur permettant ainsi de découvrir en une même soirée des univers très variés. La spécialité de la troupe étant l’oeuvre du chorégraphe russe George Balanchine, deux à trois de ses ballets sont présentés chaque soir.

La tentation est forte de revenir encore et encore, chaque spectacle étant unique ; pour ma part j’ai tellement aimé la formule que j’y suis allée deux soirs de suite, mardi et mercredi dernier. Et pendant toute la fin de semaine, des petits tutus et des pas légers de danseuses me revenaient à l’esprit… je vous le conseille, c’est extrêmement bon pour le moral.

Il ne vous reste que quelques jours pour profiter de ces représentations, le clap de fin sera donné le samedi 23 juillet.

Quelques mots et images sur les ballets que j’ai pu voir

Le premier, vu deux fois : les Quatre Tempéraments, une interprétation de la théorie de la médecine antique, ou comment quatre tempéraments qui correspondent aux quatre éléments sous-tendent l’équilibre de l’être : mélancolique, sanguine, flegmatique et colérique. Ce ballet est efficace en début de spectacle, car les gestes des danseurs sont sublimés par une mise en scène très épurée : de simples justaucorps noirs et blancs pour costumes, un fond bleu, et c’est tout. Cela donne l’impression d’une invitation dans le monde de la danse dans son plus simple appareil.

 

Promethean Fire est un ballet de Paul Taylor (tous les autres dont je vous parle étant de Balanchine) qui présente l’énergie du désespoir. Dans un tourbillon sans fin nourri par un air de Bach, les danseurs s’affrontent, s’enlacent, se mélangent, se font et se défont jusqu’à ce qu’à une apothéose saisissante, tout en force et en finesse. On découvre par la suite qu’il s’agit d’une évocation de la douleur collective ressentie après les évènements du 11 septembre.

Theme and Variations est le ballet qui m’a le plus plu, parce qu’il réunit tous les symboles de la danse classique qui font pétiller nos souvenirs de petite fille : une grande salle de bal baroque version XVIIIe de contes de fées en carton pâte, une musique puissante de Tchaikovski, une princesse au diadème rutilant entourée de danseuses en tutus colorés et de princes tels que seule la danse classique peut encore produire. Vous avez dit clichés ? Oui, et c’est ça qui est bon. Divin, même.

 

La Valse raconte une histoire d’amour et d’ivresse, dans une salle de bal -toujours- mais dans les années 30. De jeunes filles habillées de longs tutus mauves se pomponnent pour être les plus belles pour aller danser. Des cavaliers les rejoignent et les couples se forment au son d’une musique de Ravel. Alors que la fête bat son plein, surgit une somptueuse femme en blanc…

 

Western Symphony est un ballet très étonnant. Sur un fond de musique country revisitées pour la danse classique, de vaillants cow-boys et danseuses de saloon donnent une nouvelle grâce au folklore de l’Ouest américain. C’est une joyeuse parade de couleurs chatoyantes et de pas inattendus qui réunissent les traditions en leur donnant du piquant.

Voilà, il vous reste précisément 5 soirs pour aller voir la troupe, le programme complet se trouve sur le site des étés de la danse. Et si vous avez moins de 28 ans, en arrivant aux guichets une heure avant le spectacle, vous aurez droit à une place à 15 euros en catégorie 1 ou 2 ; elle est pas belle la vie ? (détails pratiques : ne vous inquiétez pas si la file d’attente met du temps à avancer, les guichets n’ouvrent pas toujours à la même heure ; mieux vaut arriver tôt mais même une demi-heure avant le spectacle vous avez de grandes chances d’avoir des places).

Le Miami City Ballet au théâtre du Châtelet
1, place du Châtelet / 75001 Paris

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Brunch au Schwartz’s Deli

Avez-vous déjà entendu parler des Delicatessen ? Aux Etats-Unis et notamment à New-York, ce sont des restaurants type fast-food largement amélioré où l’on peut déguster des sandwichs au pastrami, des burgers, des bagels, des spécialités aux oeufs, aux pommes de terre… bonne nouvelle : les « Deli » (pour les intimes) se font de plus en plus nombreux à Paris. J’ai récemment testé le Swchart’z Deli situé à deux pas du Trocadéro pour un brunch tout en rouge, noir et blanc, un chouïa branchouille tout en étant généreux, ambiance 100 % New York (ou du moins, 100% conforme à l’idée que je me fais de cette ville :-))

Comme vous pouvez le voir, l’adresse connaît un petit succès et la salle est pleine dès 13h (d’ailleurs je suis désolée, j’aurais aimé vous montrer un aperçu de la déco ambiance cantine américaine mais il y avait vraiment trop de monde pour faire des photos correctes). Nous sommes arrivés à 12h15, et c’est vraiment l’heure limite pour apprécier son brunch du dimanche matin. Après, ça devient vite la cohue… paradoxe typiquement parisien : le brunch appartient à ceux qui se lèvent tôt !

Alors, que mange-t-on chez Schwartz’s Deli ? Pas de formule brunch à proprement parler, il faut piocher dans la carte pour composer son propre menu. Nous avons testé les assiettes à base d’oeufs, proposés uniquement le week-end et servis avec une fine galette de pomme de terre et du coleslaw – divin-. J’adore le coleslaw, et il est vraiment très difficile d’en trouver qui tiennent la route dans les restaus ; or celui-ci était vraiment parfait. Tous les produits étaient très frais, les plats simples mais bien cuisinés, on s’est régalés. Et le meilleur est arrivé pour la fin : LE cheesecake, absolument délicieux : fromage très frais et plein de goût, pâte croustillante, fraises gourmandes en guise d’accompagnement…la texture était parfaite, un pur bonheur. (d’ailleurs j’ai un train de retard sur ce cheesecake, Bliss en parlait déjà il y a deux ans, et il est aussi dans ce classement des meilleurs cheesecake de Paris…)

Oeufs bénédicte

Oeufs brouillés

de copieux jus d'orange

cheesecake !!

...sous toutes ses coutures...

Côté prix, ce n’est pas donné mais comme il n’y pas de formule brunch imposée, tout dépend de ce que l’on commande. Les plats sont à partir de 10 euros (pour les oeufs brouillés) et peuvent être un peu plus onéreux pour les burgers plus sophistiqués. Le jus de fruit (au choix : orange, pamplemousse ou cranberry) est à 5 euros, ce qui peut paraître excessif mais le jus d’orange était pressé donc extra, et en grande quantité. Au final ce sont peut-être les desserts qui font le plus grimper la note (7 euros le cheesecake par exemple) mais encore une fois, quand la qualité est là on ajoute plus facilement quelques euros à l’addition.

Alors, prêt(e) à tenter l’expérience Deli ?

Le premier Schwartz’s Deli a été ouvert dans le Marais, le second (que j’ai testé) a ouvert il y a seulement quelques mois
7 Avenue d’Eylau, 75016 Paris

Plus d’infos sur le lieu sur le site officiel (étonnamment ils ne parlent que de l’adresse de Saint-Paul, il est temps de mettre le site à jour…)

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Cette semaine à Paris – du 11 au 17 juillet

Cette nouvelle semaine promet d’être courte pour les plus chanceux qui feront le pont et/ou partiront en vacances. Paris se vide peu à peu et nous offre les dernières animations de la saison. Allez, c’est parti pour la deuxième édition de cette semaine à Paris !

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Du soleil !

Pour celles qui préparent le départ en vacances, c’est le moment des derniers achats avant le grand bain. Le grand défi de l’été, c’est encore et toujours de trouver LE maillot parfait, bien coupé, qui ne laisse pas échapper un bout de sein à la première vague, qui ne soit pas si possible (mieux) porté par trois autres de nos voisines de plage, et qui puisse survivre jusqu’à l’année prochaine sans nous coûter un bras. C’est pour cela que pas mal d’entre nous attendons sagement attendu les soldes… Bonne idée toute relative, puisqu’en m’y prenant tôt (j’ai eu le plaisir de partir au soleil en mars) j’ai trouvé des modèles très sympa chez H&M, et comble du luxe à ma taille. Aujourd’hui, c’est mission impossible, tout a été dévalisé et ne reste que les vilains modèle en sequins et paillettes ou imprimés léopard. Chez Etam, ils ont fait très fort aussi cette année en nous appâtant avec le mignon modèle liberty porté par leur sublime égérie (à gauche), modèle par ailleurs introuvable dans leurs boutiques. S’agit-il d’un prototype laissé à l’abandon ? Un modèle de l’année dernière ? Très bizarre.

 

Troisième option : Princesse tam tam ; tous les ans je râle devant leurs maillots à 90 euros et tous les ans je craque chez eux. Trouvé cette année, un petit modèle soldé 40 euros. « Petit » convient assez bien car chaque année car chez eux un bas de maillot taille 42 équivaut à un bon 38… sachez-le si vous commander sur leur site. Mais pour le maillot de bain rien ne vaut l’essayage ; je vous conseille la boutique située au 79 rue Saint-Lazare, il y a en général pas mal de choix et comme dans toutes les boutiques de la marque un très bon accueil. Et si vous n’y trouvez pas votre bonheur, vous pourrez toujours allez chercher la perle rare aux Galeries qui sont à deux pas. Enfin, petit bonus cette semaine, Princesse tam tam offre dans Be un combishort pour la modique somme de 5,45 euros avec le magazine. Je l’ai acheté, la coupe n’est pas mal du tout et le coton très correct pour le prix. C’est une taille unique qui équivaut à un petit taille 2, disponible en 3 couleurs (à gauche).

Sorties

De l’art !

Cette semaine, dernière chance pour voir l’expo Manet, inventeur du moderne au Musée d’Orsay qui s’achève dimanche 17 juillet. Du 12 au 17, on pourra exceptionnellement visiter l’expo jusque 21h45 (toutes les infos pratiques sur le site du musée ou sur exponaute). Même date de clap de fin pour Les Jardins romantiques à la Française à voir au musée de la vie romantique, Rembrandt et La Figure du Christ au Musée du Louvre, ainsi que La Fabrique des images au Quai Branly. Le temps passe trop vite, quel dommage que l’on ne puisse pas profiter de ces expos dans le calme du mois d’août ! Toutes les bonnes choses ont une fin, paraît-il.

 

Si vous préférez l’art en mouvement, le théâtre du Châtelet propose en ce moment dans le cadre de son programme « Les été de la danse » un spectacle chaque soir donné par la troupe du Miami City Ballet. En tout, il y aura donc eu 17 représentations du 6 au 23 juillet (le programme pour chaque soir ici). Si vous avez moins de 26 ans, des places à 15 euros sont vendues une heure avant le début du spectacle au guichet du théâtre. Pour ma part j’y serai mardi soir, je suis sûre que ça va être somptueux…

 

 

 

Des étincelles !

Le 14 juillet, c’est jeudi, et comme tous les ans Paris se met sur son 31 pour cette fête qui sonne le dernier grand évènement de la capitale avant les vacances. Cette année, les organisateurs ont fait fort avec un thème trèèèèès alléchant : « Les comédies musicales, de Broadway à Paris ». Au programme de la bande-son : des airs de My Fair Lady, Sweeney Todd, West Side Story, Cats… bon, côté français c’est un peu à l’image de la variété (qualitative) de nos créations puisque Starmania et Les Parapluies de Cherbourg côtoieront les 10 commandements et le Roi Soleil… Paris a pensé à tout puisque qu’on pourra suivre le feu en direct sur le site dédié. A ne pas manquer pour être incollable sur le sujet : l’exposition au musée Carnavalet sur les feux d’artifice de la capitale de Louis XV à Napoléon Ier.

 

 

 

 

Pour les amateurs de feux d’artifice qui voudraient prolonger l’effet 14 juillet, c’est le meilleur moment pour se rendre aux Grandes Eaux Nocturnes au Château de Versailles. Les fontaines du Jardin sont animées, mises en lumières et en musique, un grand feu d’artifice final est donné ; c’est tout simplement magique. L’entrée est à 22 euros, et on peut s’y rendre tous les samedis de l’été. On peut aussi participer aux Grandes Eaux musicales qui ont lieu en pleine journée, mais à choisir je vous conseille vraiment de faire la visite de nuit.

Bonne semaine à Paris !


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