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Le Miami City Ballet enchante le théâtre du Châtelet

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’ai rarement l’occasion de voir des spectacles de danse à Paris. Les raisons ? Une médiatisation limitée doublée d’un intérêt limité de ma part… mais après avoir vu la troupe du Miami City Ballet ce mois-ci au théâtre du Châtelet, j’ai bien l’intention de voir quelques ballets la saison prochaine !

C’est dans le cadre du festival “Les étés de la danse” que le Miami City Ballet a été invité à donner une série de 17 représentations au théâtre du Châtelet. Objectif : donner un large aperçu de leur répertoire à un public averti comme aux simples curieux dont les seules connaissances en danse classique se limitent à quelques scènes de Black Swan (ok, on est nombreux dans cette deuxième catégorie). Chaque soir, ce sont trois courts ballets (de 20 à30 minutes chacun) qui sont proposés aux spectateurs, leur permettant ainsi de découvrir en une même soirée des univers très variés. La spécialité de la troupe étant l’oeuvre du chorégraphe russe George Balanchine, deux à trois de ses ballets sont présentés chaque soir.

La tentation est forte de revenir encore et encore, chaque spectacle étant unique ; pour ma part j’ai tellement aimé la formule que j’y suis allée deux soirs de suite, mardi et mercredi dernier. Et pendant toute la fin de semaine, des petits tutus et des pas légers de danseuses me revenaient à l’esprit… je vous le conseille, c’est extrêmement bon pour le moral.

Il ne vous reste que quelques jours pour profiter de ces représentations, le clap de fin sera donné le samedi 23 juillet.

Quelques mots et images sur les ballets que j’ai pu voir

Le premier, vu deux fois : les Quatre Tempéraments, une interprétation de la théorie de la médecine antique, ou comment quatre tempéraments qui correspondent aux quatre éléments sous-tendent l’équilibre de l’être : mélancolique, sanguine, flegmatique et colérique. Ce ballet est efficace en début de spectacle, car les gestes des danseurs sont sublimés par une mise en scène très épurée : de simples justaucorps noirs et blancs pour costumes, un fond bleu, et c’est tout. Cela donne l’impression d’une invitation dans le monde de la danse dans son plus simple appareil.

 

Promethean Fire est un ballet de Paul Taylor (tous les autres dont je vous parle étant de Balanchine) qui présente l’énergie du désespoir. Dans un tourbillon sans fin nourri par un air de Bach, les danseurs s’affrontent, s’enlacent, se mélangent, se font et se défont jusqu’à ce qu’à une apothéose saisissante, tout en force et en finesse. On découvre par la suite qu’il s’agit d’une évocation de la douleur collective ressentie après les évènements du 11 septembre.

Theme and Variations est le ballet qui m’a le plus plu, parce qu’il réunit tous les symboles de la danse classique qui font pétiller nos souvenirs de petite fille : une grande salle de bal baroque version XVIIIe de contes de fées en carton pâte, une musique puissante de Tchaikovski, une princesse au diadème rutilant entourée de danseuses en tutus colorés et de princes tels que seule la danse classique peut encore produire. Vous avez dit clichés ? Oui, et c’est ça qui est bon. Divin, même.

 

La Valse raconte une histoire d’amour et d’ivresse, dans une salle de bal -toujours- mais dans les années 30. De jeunes filles habillées de longs tutus mauves se pomponnent pour être les plus belles pour aller danser. Des cavaliers les rejoignent et les couples se forment au son d’une musique de Ravel. Alors que la fête bat son plein, surgit une somptueuse femme en blanc…

 

Western Symphony est un ballet très étonnant. Sur un fond de musique country revisitées pour la danse classique, de vaillants cow-boys et danseuses de saloon donnent une nouvelle grâce au folklore de l’Ouest américain. C’est une joyeuse parade de couleurs chatoyantes et de pas inattendus qui réunissent les traditions en leur donnant du piquant.

Voilà, il vous reste précisément 5 soirs pour aller voir la troupe, le programme complet se trouve sur le site des étés de la danse. Et si vous avez moins de 28 ans, en arrivant aux guichets une heure avant le spectacle, vous aurez droit à une place à 15 euros en catégorie 1 ou 2 ; elle est pas belle la vie ? (détails pratiques : ne vous inquiétez pas si la file d’attente met du temps à avancer, les guichets n’ouvrent pas toujours à la même heure ; mieux vaut arriver tôt mais même une demi-heure avant le spectacle vous avez de grandes chances d’avoir des places).

Le Miami City Ballet au théâtre du Châtelet
1, place du Châtelet / 75001 Paris

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Encore une minute ?

5 Comments

  1. Je m’étais promis de me pencher plus sur le programme des Étés de la danse mais je n’ai le temps de rien en ce moment. Hélas, trois fois hélas, cela fait trop longtemps que je ne suis pas allée voir un ballet !

    1. Parispelemele says:

      dommage… surtout en ce moment, il faut profiter du rythme un peu plus calme de l’été pour y aller !

      1. Ah c’est parce que mon rythme n’est pas plus calme 🙁 au contraire…

  2. […] – la nouvelle édition des Etés de la Danse au théâtre du Châtelet (l’année dernière, j’avais été plus qu’emballée… carrément éblouie) – l’exposition « Au Fil des Araignées » au Jardin des Plantes, […]

  3. […] reparti ! Pour notre plus grand bonheur… l’année dernière, gros coup de coeur pour le Miami City Ballet. Cette année, le principe est le même : une compagnie est invité au Chatelet, et présente […]

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