Expositions

Paris Delhi Bombay à Beaubourg, derniers jours

Envie de vous offrir un voyage express direction le pays du Taj Mahal ? C’est au centre Pompidou que ça se passe, mais attention, vous n’avez plus que trois jours pour découvrir l’exposition Paris Delhi Bombay. J’ai bien failli passer à côté, mais j’ai eu le plaisir d’apprendre la semaine dernière que le musée Guimet offrait des invitations dans le cadre de son partenariat avec Beaubourg, à l’occasion d’une saison indienne commune. Jeudi soir, j’ai donc profité d’une visite guidée très agréable, en petit nombre.

La plupart des réalisations ont été produites pour l’exposition, ce qui peut paraître étrange à première vue… les oeuvres ne sont-elles pas sensées avoir fait la preuve de leur valeur avant de nous être présentés ? Pas ici. Voilà qui bouscule un peu nos préjugés sur la pseudo-sacralité des objets muséaux, et nous permet aussi d’évaluer les travaux réalisés de manière plus décomplexée. Vous n’aimerez pas tout, et c’est tant mieux.

Le but était de faire travailler des artistes français et indiens sur la rencontre entre deux cultures qui se connaissent de -très- loin. Certains sont allés puiser leur inspiration en Inde, d’autres ont préféré donner corps à une vision fantasmée du pays. Le visage doré que vous pouvez voir sur l’affiche est celui d’une sculpture monumentale qui est placée au coeur de l’exposition, en plein centre d’une rotonde qui structure l’espace en plusieurs salles thématiques : la politique, l’urbanisme, la religion, la famille, l’artisanat.

Les installations foisonnent dans un joyeux mélange de sons et de couleurs ; certainement pas l’Inde authentique mais une jolie vision du pays en tant que source de création. On croise, dans le désordre, des icônes religieuses à la sauce Bollywood, un mur de déchets informatiques, des serpents aussi effrayants que fascinants, des travestis magnifiés, un match de nourriture entre la manière de manger orientale et l’occidentale, un immense magasin de casseroles rutilantes, une chevelure teintée de sang, le sida, les massacres aussi et la mort, omniprésente.

Je regrette de ne pas avoir eu mon appareil photo avec moi, je vous laisse visionner la vidéo ci-dessous pour avoir un petit aperçu de l’étendue de l’expo.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xiuuf5_paris-delhi-bombay_creation[/dailymotion]

 

L’oeuvre qui m’a le plus marquée est “Le regard” de Leandro Erlich, la reconstitution d’une chambre d’un appartement haussmannien avec une fenêtre qui donne sur la rue animée d’une ville indienne. Grâce à un écran, l’illusion est parfaite et le trouble total… la rencontre entre les deux mondes se fait ici, dans cette chambre occidentale, alors que nous sommes bien à l’abri dans cette chambre luxueuse, libres d’observer de loin l’agitation de ce pays lointain. La frontière est mince entre curiosité et voyeurisme, mais le plaisir de la découverte est authentique.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xj4xp3_paris-delhi-bombay-leandro-erlich_creation[/dailymotion]

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