Voici un univers que l’on a peu l’habitude de voir au théâtre : celui du western et de ses personnages mythiques. Clémentine Célarié se glisse dans la peau de Calamity Jane pour nous raconter sa vie, de sa rencontre avec le fougueux Wild Bill Hickok (Yvan le Bolloc’h) jusqu’à son triomphe dans le spectacle orchestré par Buffalo Bill (Yvan le Bolloc’h toujours, méconnaissable). Si le parcours de cette féministe avant l’heure est inspirée de faits réels, ne nous y trompons pas : on est loin de la biographie conventionnelle.

Le récit est porté par une succession de décors très fouillés : désert, saloon, soleils couchants, tous les repères du western sont bien là. Chaque tableau correspond à un épisode de la vie de Calamity Jane : on assiste à la rencontre puis au mariage avec Bill Hickok, à la naissance et à l’abandon de sa filles, aux confrontations avec les hommes qui se mettent sur son chemin…

Un parcours trépidant en apparence mais que j’ai trouvé très (trop) calme. L’intrigue met du temps à se mettre en place, les péripéties sont prévisibles, et les dialogues sont un peu plats et manquent de pep’s. On a envie de secouer tout ça pour passer plus vite à chaque scène suivante. A plusieurs reprises, un superbe cheval blanc monte sur scène : c’est Satan, le fidèle compagnon de Calamity Jane. Il n’apporte pas grand chose au récit, mais il participe à l’effet grand spectacle. Mouai.

Le problème avec ce genre de spectacle bien huilé, malgré le talent incontestable des comédiens, c’est qu’il manque un peu de spontanéité : j’avais parfois l’impression d’être devant mon écran de TV. Peut-être n’étais-je pas vraiment dans la cible, puisque nombre de spectateurs ont semblé bien s’amuser face à des jeux de mots qui manquaient – à mon goût- de subtilité. J’ai tout de même apprécié la prestation de Clémentine Célarié, une vraie actrice populaire que je trouve vraiment attachante.

Calamity Jane au théâtre de Paris
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