Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai des dizaines et des dizaines de classiques en retard. Vous savez, ce genre de films sacrés dont personne n’osera vous dire « non, je ne l’ai pas vu » (et pourtant… !). J’ai donc décidé, à coup d’achat de DVD en promo à la Fnac, de vous parler de ces films au fur et à mesure de mes (re)découvertes, et j’implore l’indulgence des cinéphiles pour mes commentaires de spectatrice non avertie.

Je commence avec Casablanca, de Michael Curtis, sorti en 1942. Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, une histoire d’amour contrariée dans la ville qui est à l’époque sous le contrôle de Vichy. Le triangle amoureux au coeur du film est composé de Rick, patron cynique d’un club américain à Casablanca ; Ilsa, l’ancien amour de Rick ; et Victor, mari d’Ilsa et figure de proue de la résistance tchèque.

Ilsa et Victor sont venus à Casablanca pour récupérer des « lettres de transit » qui doivent leur permettre de se réfugier en Amérique. La belle ne s’attendait pas à tomber sur Rick, l’homme avec lequel elle a eu une aventure lorsqu’elle pensait que son mari était mort, puis qu’elle a quitté quand elle a appris que Victor avait en réalité échappé au camp de concentration. La voici donc partagée entre deux hommes de bien… et lorsqu’elle choisit finalement de rester à Casablanca avec Rick, celui-ci doit lui-même choisir entre son amour pour elle et son sens du devoir (on n’enlève pas une femme mariée à un héros…). Vous avez dit compliqué ?

D’abord, j’ai fait une grossière erreur en regardant le film en version française. Il faudrait que j’apprenne à mieux maîtriser le lecteur dvd. Certaines scènes très romantiques devenaient carrément ridicules avec la voix française cucul à souhait d’Ingrid Bergman. Ou alors est-ce Ingrid Bergman elle-même qui serait un peu gnan-gnan ? Je ne me permettrai pas… Toujours est il que j’ai beaucoup plus accroché avec le ténébreux Humphrey Bogart, archétype parfait de l’anti-héros qui a du inspirer des générations d’acteurs. « Bogey », c’est une gueule, un charisme dingue qui donne tout son piquant au film. Bon, il y a aussi un scénario bien ficelé, des seconds rôles un peu fouillés et des décors atypiques, mais je retiens surtout de Casablanca le regard plein de classe de cette grande figure hollywoodienne.

Le film a été sacré comme l’un des meilleurs de tous les temps, il a obtenu trois Oscars et a permis à ses acteurs d’être élevés au rang de mythes. C’est vrai qu’il mêle habilement de nombreux thèmes : politique, morale, amour, nostalgie, trahison, culpabilité, jalousie, romantisme. Les scènes plutôt sombres qui se déroulent dans le bar de Rick contrastent avec la douce insouciance des flash backs qui relatent l’idylle parisienne entre les protagonistes. Cette mélancolie qui teinte l’histoire d’amour entre Rick et Ilsa est portée par une chanson, ‘As Time goes by », quelques notes un peu tristes qui restent en tête.

Un classique à voir, résolument, mais en VO surtout !

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PS : en fait ce n’est pas exactement le premier billet de la catégorie grands classiques, il y aussi « All about Eve » que j’avais publié il y a pile un an… on peut dire que je prends mon temps. Je vous promets de moins traîner pour le numéro 3.

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