Expositions

Exposition Vis-à-vies au musée Carnavalet

Le musée Carnavalet n’est pas un musée comme les autres. On y entre, on y flâne, on se sent invité dans une grande demeure, la demeure de Paris. Les objets sont présentés comme des souvenirs posés ça et là par des occupants qui se seraient retirés ; les tableaux sont accrochés au mur à notre hauteur, sans mise en scène solennelle. J’ai toujours adoré ce musée.

Lorsque le photographe Thomas Bilanges visite ce musée pour la première fois, il se sent lui aussi invité dans un intérieur aussi vrai que nature. Si bien qu’il ne fait plus la différence entre l’oeuvre et le réel, le portrait et l’homme qui se tient assis en face de lui (et n’est autre que l’agent de surveillance). Il décide alors de photographier les employés du musée, du conservateur en chef au jardinier en passant par le stagiaire, presque tous acceptent de se prêter au jeu. Il se lance dans un grand jeu de puzzle où se mêlent des visages d’hier et d’aujourd’hui, dans une série de face-à-faces troublants.

Les ressemblances sont déconcertantes. Parce qu’il ne s’agit pas seulement de traits semblables entre les hommes en chair et en os et ceux des tableaux, mais d’expressions partagées, d’émotions renforcées dans cette confrontation entre deux clichés d’une même réalité. On oublie un peu vite les hommes et les femmes qui se cachent derrières les oeuvres d’art. Ils se révèlent ici plus vivants que jamais.

Précision importante : l’exposition est intégrée au coeur du musée, comme si le photographe voulait jouer aux poupées russes jusqu’au bout… ces photographies ne sont pas coupées du reste du musée, elles deviennent des oeuvres d’art au même titre que les autres pièces.

Bref, j’ai eu un coup de coeur énorme pour ces hommes et ces femmes qui absorbent les richesse d’oeuvres d’art qu’on aimerait, nous aussi, cotoyer tous les jours. Je suis loin d’être une experte en photos, mais je trouve que ces portraits sont tout simplement magnifiques. En tous cas, ils ont su toucher la nostalgique que je suis.

Monsieur Bilanges, si tu me lis, mon oeuvre préférée à Carnavalet c’est le portrait de Jeanne Samary, et je suis dispo quand tu veux pour une séance photo. A bon entendeur…

Vis-à-Vies, photographies de Thomas Bilanges
Musée Carnavalet, jusqu’au 29 juillet

Entrée gratuite

Rencontre avec le photographe vendredi 22 juin à 11h30
Dédicace du catalogue de l’exposition

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !
Share on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone

Encore une minute ?

4 Comments

  1. Très original le concept ! Je me demande bien quelle œuvre je prendrais en vis-à-vis…

    1. je suis sûre que tu trouverais plein d’idée au musée, il y a tellement d’oeuvres touchantes là bas

  2. […] Etonnant. Autres exposition à voir au musée, la série de photographie « Vis-à-vies » dont je vous parlais la semaine dernière. Un vrai coup de coeur pour cette exposition […]

  3. je l’ai raté 🙁 🙁 🙁

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *