Actus, Expositions

Expositions de l’été au Louvre : Eugène Isabey et Wim Delvoye

Cette semaine, je suis allée au Louvre visiter deux expositions : d’abord, celle consacrée au peintre du XIXème siècle Eugène Isabey, puis celle sur l’artiste contemporain Wim Delvoye. Autant vous le dire tout de suite, les deux univers sont très différents ! D’un côté, un peintre romantique amoureux des côtes normandes et bretonnes ; de l’autre, l’inventeur de la “machine à caca” et tatoueur de cochons. Tout est dit.

Eugène Isabey (1803-1886)
Par les ruelles et par les grèves

Commençons par la première, histoire de garder les émotions fortes pour la fin. Le nom d’Eugène Isabey ne vous dit peut-être rien, il s’agit d’un peintre du XIXème siècle qui a laissé une oeuvre généreuse, aussi bien en ce qui concerne son style que le nombre de toiles réalisées. Les tableaux de cette exposition sont des représentations des rivages normands et bretons : de lumineux couchers de soleil sur les vagues, les falaises d’Etretat et les remparts de Saint-Malo, mais aussi des petites églises de villages, des ruelles, quelques intérieurs de fermes…

Impression générale : une beauté simple, colorée, pleine de pep’s. Ces paysages peuvent sembler classiques, un peu “faciles”, et pourtant ils sont d’une grande modernité. Comme l’a très justement dit l’amie avec laquelle j’ai visité l’expo, on dirait presque des planches de bandes dessinées.

J’ai beaucoup aimé cet aperçu de l’oeuvre d’Isabey, j’ai regretté que l’exposition soit si courte, j’aurais aimé en voir plus.

Wim Delvoye
“Au Louvre”

L’artiste plasticien belge Wim Delvoye a été invité à prendre ses marques au Louvre : aux Tuileries, sous la pyramide, au sein des appartements Napoléon III. C’est ce dernier espace que j’ai visité.

Alors, que nous a-t-il réservé ? “De la relecture triviale du gothique jusqu’aux déformations baroques de crucifix, l’art populaire et décoratif de Wim Delvoye, qui plonge ses racines dans un détournement ironique des styles du passé, trouve dans le musée du Louvre un écho particulièrement sonore.” Je vous avoue que j’ai eu peur, l’espace d’un instant, de croiser la fameuse machine à caca au détour d’une  salle capitonnée. Ouf, il n’est pas allé jusque là. Pas de vrais cochons tatoués non plus, mais des cochons immobiles imprimés de motifs liberty ou rideaux princiers. Wim Delvoye a tout de même invité de vrais animaux, deux lapins blancs morts transformés en chaussons… dur dur. Il y a beaucoup de sculptures, d’un genre particulier (forcément !) mais assez intéressantes.

Tout comme l’exposition Eugène Isabey, celle-ci est assez courte. Et si vous restez hermétique aux oeuvres de Delvoye, reste le plaisir de redécouvrir l’incroyable opulence des salons Napoléon III…

Les deux expositions sont programmées jusqu’au 17 septembre 2012

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