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Boco : petite cuisine de grands chefs

Un bocal… des boco ? C’est en tout cas le pari des fondateurs de cette enseigne qui propose une nourriture express et gourmande, à déguster, on l’aura deviné, dans des bocaux. Boco compte déjà trois adresses dans Paris, dont l’une à Bercy Village. Cela fait plusieurs semaines que je voulais la tester mais à chaque fois j’arrivais trop tard et les étagères étaient vides. La semaine dernière je suis enfin arrivée à temps pour y déjeuner, et j’ai tellement aimé que j’ai remis ça cette semaine. Je vous raconte.

Le lieu d’abord : j’aime particulièrement le décor, à mi-chemin entre bistrot chic et enseigne de restauration rapide : beaux matériaux (beaucoup de bois), décoration soignée qui évoque le terroir français, et petites tables sans chichis où l’on s’installe à sa convenance. Un exemple de ce bon équilibre entre “vrai” restaurant et cantine : on va chercher soi-même ses couverts, mais ils sont très beaux et surtout pas en plastique. Et pas besoin de mendier pour un verre d’eau, des carafes pleines sont à disposition.

Et dans l’assiette ? On choisit ses “boco” avant de passer en caisse. Les recettes ont été imaginées par des grands chefs comme Emmanuel Renault, Gilles Goujon ou Anne-Sophie Pic, et elles sont renouvelées à chaque saison. Tous les ingrédient sont bio et sauvages.

Le midi, une formule à 15 euros permet de prendre entrée plat et dessert parmi une sélection imposée ; sinon, les entrées et desserts sont aux alentour de 5 euros, et les plats à partir de 8 euros environ. J’y suis allée un midi et j’ai donc opté pour la formule ; petite déception, dans le cadre de cette formule le choix des plats était très restreint.

J’ai choisi un oeuf meurette (sauce au vin rouge, lardons et oignons), et mon homme une salade de crevettes acidulée pommes et radis. Ces deux entrées étaient délicieuses, j’ai adoré mon oeuf, la sauce était savoureuse mais j’ai du acheter du pain car cette entrée était très liquide et donnait envie de “saucer” (50 centimes les deux morceaux). Pour le principe, j’aurais aimé ne pas avoir à payer pour un morceau de pain.

En plat principal, nous avons choisi tous les deux le poulet au pistou sur lit de ratatouille. Plutôt bon, légumes finement cuisinés, mais ensemble un peu trop sec, il manquait quelque chose. Nous avons donc racheté une petite portion de purée maison pour l’accompagner (une vraie bonne purée de grand-mère). Un peu frustrée donc par ce plat qui nous semblait moins réussi que les deux entrées.

Puis pour le dessert, nous avons goûté une compte de prune à la badiane et un riz au lait et caramel à l’orange. Deux desserts plutôt légers et plein de saveurs, tout en finesse. Moi qui n’aime pas trop le caramel habituellement dans le riz-au-lait, j’ai beaucoup apprécié celui-ci : pas trop sucré et au délicat goût d’orange. Une réussite.

Et puis pour finir, en grande fan de cookies que je suis, je n’ai pas pu résister au cookie signé Michalak… et j’ai bien fait. En croquant dans le cookie, on découvre une texture onctueuse et très gourmande, le chocolat fond en bouche, la pâte est encore chaude… il faut absolument que j’ajoute ce cookie à mon top 10.

Dimanche dernier, après une séance ciné et la grosse flemme de cuisiner en rentrant à la maison, nous sommes retournés chez Boco. Cette fois-ci nous avons pris juste un plat et un dessert à partager. L’accueil était toujours aussi sympathique bien qu’un peu lent en caisse.

Nous n’avons pas été déçus par le risotto de coquillettes aux cèpes, un délice qui nous a fait oublier le poulet au pistou un peu sec de la dernière fois… là, les pâtes étaient bien mises en valeur dans une sauce au bon goût de champignons frais. Et les cèpes étaient d’ailleurs bien présents, pas juste deux ou trois qui se battent au fond du bocal mais une bonne quantité, et c’est assez rare pour être souligné. On en a pour son argent. Pourvu que ça dure !

En dessert, j’ai encore cédé à Michalak avec cette fois-ci son cake à la pistache. Imaginez un cake lambda légèrement sec et au goût un peu vague. Et bien là, c’est juste tout le contraire : chaque bouchée est un hommage pur au goût de la pistache, enrobé de chocolat blanc. Une tuerie à 2,60 euros : pourquoi se priver ?


Coup de coeur donc pour Boco, pour moi le pari est réussi. J’ai bien envie de tester toute la carte maintenant !

Attention toutefois aux gros appétits qui risquent de rester un peu sur leur faim, les portions sont relativement petites.

N’hésitez-pas à tester ce restaurant, il y a aussi une adresse à Opéra et la petite dernière rue du Rocher près del gare Saint-Lazare.

Site web de Boco (très fourni, vous y trouverez toute la carte automne)

Boco Opéra

3, rue Danielle Casanova – 75001 Paris
Ouvert de 11h à 22h, du lundi au samedi
 
boco Bercy-Village
45, Cour Saint-Émilion – 75012 Paris

Ouvert de 11h à 22h, du lundi au dimanche

 
boco Saint-Lazare
5 bis, rue du Rocher – 75008 Paris

Ouvert de 11h à 22h, du lundi au samedi

 

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11 Comments

  1. Merci pour cet article ! J’avais vu un reportage il y a quelques temps et je n’avais pas noté le nom, alors ça tombe a pic et ça me redonne envie d’aller tester tout ça avec tes premiers avis en tête !

    1. tu nous diras ce que tu en as pensé, ok ?

  2. Le concept est rigolo, merci pour la découverte! ;o)

    1. je t’en prie !

  3. Depuis le temps que je vois des photos passer sur Instagram ; je suis contente (et mon estomac aussi) d’en apprendre un peu plus. Bon et bien je crois que je vais profiter de mes trois prochaines semaines sur Paris pour tester le concept ! (et puis le cake à la pistache ; il a l’air fou)

    1. oh oui toi qui apprécie les bonnes choses tu vas bien aimer… (et sinon je ne veux pas te louper quand tu seras à Paris ! 😉

      1. Oh oui oui oui, dès que j’ai mon emploi du temps, je t’envoie un petit mail pour organiser ça ! 😀

  4. des ingréients ” sauvages” ? J’ai l’image des coquillettes rugissantes, ou d’un poulet courant dans une jungle ahah ! 15€ c’est un peu cher pour de la retauration rapide, et très bon rapport qualité-prix pour une cuisine de bistrot, surtout cuisinée par de grands chefs … Je demande à voir !

    1. ah ah ah tu m’as bien fait rire, je t’avoue que moi aussi au début le terme “sauvage” m’a un peu perturbée…

  5. c’est vrai que ça n’a pas l’air mauvais mais comme tu le dis devoir acheter le pain ou d’autres accompagnements, ça me freine un peu. La taille des plats font que tu repartes calée ? Ils ont l’air petits.

    1. (désolée je réponds très en retard) effectivement les plats sont plutôt petits, c’est le reproche que je leur fais, pas de quoi caler les gros appétits

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