Théâtre et spectacles

La Vénus au phacochère : étonnante Alexandra Lamy

Oubliez chouchou, oubliez la femme de : Alexandra Lamy n’a besoin de personne. Je suis allée la voir sur scène au théâtre de l’Atelier dans La Venus au phacochère, une pièce écrite par Christian Siméon et mise en scène par Christophe Lidon. Le récit est une interprétation libre d’un pan de vie de Misia Sert, muse de la Belle Epoque qui a inspiré Renoir, Lautrec, Vuillard. Une exposition lui a été consacrée fin 2012 au musée d’Orsay.

La comédienne, seule en scène, interprète trois rôles : celui de Misia, de son amie Gay et de son mari Thadée. Ces trois personnages communiquent par le biais de lettres, télégrammes et autres billets échangés au fil des semaines qui s’écoulent sur scène. La tension comique puis dramatique se renforce à mesure que les personnages se rapprochent, et qu’un quatrième personnage entre dans la danse.

La Vénus au phacochère raconte l’histoire de deux femmes fortes et deux hommes faibles. Ca parle de féminisme avant l’heure, d’espoir, d’art, d’amitié, d’amour, et d’intégrité. Le texte, plein de finesse et d’originalité, nous emmène là où on ne l’attendait pas.

Alexandra Lamy est seule en scène, mais la pièce n’a rien de minimaliste. C’est une ambiance effervescente de bout en bout, la comédienne pétille et tourbillonne dans la peau de ses personnages. Le texte joue sur tous les registres : drôle en début de spectacle, et plus sombre en deuxième partie. Et l’actrice excelle dans les deux registres, elle ne fait pas dans la nuance, n’a pas peur de surjouer quelques passages, mais sans jamais faire de faux pas.

Il y a par exemple le récit d’une scène de soirée au théâtre qui vous transporte dans le Paris de la Belle Epoque, on jurerait que la comédienne est au milieu d’une foule… Il y a aussi une, puis deux scènes finales qui montrent les deux facettes de Misia : désemparée après une tentative de viol, puis fière et confiante quand elle décide que ce sera elle, désormais, qui aura l’emprise sur les hommes.

Ecouter Alexandra Lamy porter ce texte fut un plaisir du début à la fin. Elle m’a émue. Je l’ai trouvé resplendissante, pleine de grâce. J’espère avoir l’occasion de la revoir sur scène, sa vraie place à mon humble avis !

Reprise de La Vénus au phacochère Jusqu’au 6 juillet 2013 au Théâtre de l’Atelier

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !
Share on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone

Encore une minute ?

3 Comments

  1. J’ai entendu beaucoup de bien de cette pièce, je pense que je vais finir par me laisser tenter!

  2. […] : un one-man show de Titoff au théâtre de Paris, un incroyable concert au théâtre du Châtelet, la Venus au phacochère et Quadrille. J’ai rarement été déçue (à part pour le tout premier spectacle, une daube […]

  3. […] 2013, je suis tombée amoureuse de Basia Bulat. J’ai été époustouflée par Alexandra Lamy en muse des Années Folles dans la Vénus au Phacochère. J’ai découvert le tango devant Chantecler tango au théâtre […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *