Théâtre et spectacles

La contrebasse au théâtre de Paris

La contrebasse est une pièce qui se joue actuellement au théâtre de Paris, avec Clovis Cornillac seul en scène. Le texte est signé Patrick Suskind, l’auteur du Parfum. Cette pièce avait été interprétée par Jacques Villeret dans les années 1990. Les critiques que j’avais lues étant plutôt bonnes pour cette nouvelle version, j’y suis allée confiante.

Un monologue en musique

Lorsque le rideau se lève,  on découvre l’intérieur de l’unique personnage de la pièce, un contrebassiste à l’Orchestre National. Ce personnage va passer un long moment à nous présenter son instrument, la contrebasse, et le rapport particulier qu’il entretient avec elle. Après nous avoir démontré que la contrebasse est une pièce maîtresse de l’orchestre, mais aussi la mal-aimée de la musique classique, il partage avec le public son dépit et ses regrets.

la-contrebasse-scene

Bilan : la pièce dure à peine une heure et demi, mais j’ai l’impression qu’elle a duré trois heures. Malgré la performance de Clovis Cornillac, je n’ai pas accroché à ce récit qui m’a semblé tourner en rond. Le temps passe lentement, au fil des canettes de bières que le personnage ingurgite les unes après les autres. Car cet homme est seul, triste, et alcoolique. Il est sérieusement névrosé et désagréable aussi, et Clovis Cornillac parvient merveilleusement bien à restituer cet aspect-là du personnage. Le souci, c’est qu’il est tellement détestable que je n’ai pas réussi à m’y attacher, ou simplement à être sensible à son histoire.

contrebasse-cornillac contrebasse-cornillac-fin

Une note positive tout de même : l’histoire est ponctuée de références musicales (je n’ai d’ailleurs pas tout compris, ma connaissance de la musique classique est très sommaire). Ces pauses musicales permettent au personnage de reprendre son souffle et au spectateur de faire une pause dans ce monologue interminable.

Je ne recommande donc pas vraiment cette pièce, mais si vous l’avez vu je serais curieuse d’avoir votre avis.

La Contrebasse au Théâtre de Paris
Jusqu’au 3 mai 2014, du mardi au samedi à 21h

affiche-contrebasse

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !
Share on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone

Encore une minute ?

2 Comments

  1. Pas fan de Cornillac, pas très envie de passer 1h30 avec seulement lui en scène, et ta critique n’encourage pas !!

  2. Pas vu mais pas très motivée du coup 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *