Sorties, Théâtre et spectacles

42nd Street au théâtre du Châtelet

C’est le dernier grand show du Châtelet avant une fermeture pour travaux (snif). Et ça ne pouvait qu’être grandiose. Contrairement à beaucoup de comédies musicales qui sont adaptées au cinéma dans un second temps, 42nd Street est d’abord un film sorti dans les années 30 avant de devenir une comédie musicale dans les années 80. Détail amusant : le metteur en scène et chorégraphe de cette nouvelle production était danseur dans le show de 1984 à Broadway.

42nd Street, une rue mythique

Voici le pitch : Julian Marsh, un célèbre producteur de Broadway, prépare un nouveau show : Pretty Lady. Nous sommes au lendemain de la grande crise de 1929, et plus que jamais, il faut séduire le public. À l’affiche du spectacle, une grande vedette de la chanson, Dorothy Brock, entourée d’une quarantaine de “girls” et d’une troupe grandiose. Une jeune ingénue, Peggy Sawyer, intègre également le casting : elle enchaîne d’abord les gaffes avant de remplacer au pied levé Dorothy, qui s’est cassée la cheville. Sera-t-elle à la hauteur des attentes de l’intraitable producteur ?

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42nd Street (le nom de la rue mythique de New York où sont situés les plus grands théâtres) est une comédie musicale dans la veine de celles que nous propose le théâtre depuis quelques années. Comme pour Singing in the rain ou Kiss me Kate, nous sommes invités dans les coulisses d’une grande production, dans les rouages de la machine à rêves. On y retrouve l’esprit de troupe, le travail acharné pour faire briller les yeux du public… une belle mise en abyme.

Dans les coulisses de Broadway

Comme d’habitude au Châtelet, vous serez ébloui par les décors, les costumes et la mise en scène. Dans ce spectacle, j’ai particulièrement aimé le personnage du producteur, sensible et tourmenté, légèrement tyrannique mais profondément humain.

Moins original mais tout aussi plaisant, le parcours de la jeune première qui débute maladroitement avant de s’élever au rang de star. Et puis ce qui est toujours aussi magique, c’est la plongée dans le New-York de Broadway, ce monde de paillettes attractif et vénéneux, à l’image de la chanson star du show : “42nd Street”.

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Claquettes party

Le spectacle est plein de joie de vivre et d’énergie, les chansons sont entraînantes, tout va à cent à l’heure à l’image de ce “Pretty Lady” qui doit se monter en un temps record. Particularité du show : il accorde une grande place aux claquettes, avec des chorégraphies de groupe à couper le souffle. L’humour est également très présent, il y a beaucoup d’auto-dérision sur le monde du spectacle et ses diktats. Mais c’est avant tout une déclaration d’amour à Broadway, un magnifique hommage aux comédies musicales qui tombe à pic au moment de dire au revoir -pour un temps du moins- à la magie du Châtelet.

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Merci à Jean-Luc Choplin, Directeur du Châtelet, de nous avoir autant fait vibrer depuis la reprise du théâtre en 2004. On lui doit la renaissance de ce lieu mythique, que je suis déjà impatiente de retrouver. Goodbye mon Châtelet chéri, see you soon.

42nd Street au théâtre du Châtelet
Jusqu’au 8 janvier 2017

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