Bébé et kids, En vrac

Des idées pour bien vivre sa grossesse

C’est parti pour quelques billets sur ma grossesse, et je commence avec un flash-back sur ces presque neuf mois dans la peau d’une femme enceinte. Je voulais partager avec vous tout ce qui m’a fait du bien pendant ma grossesse, toutes les choses qui ont embelli les jours de blues et apaisé les petits et grands maux.

La nature est bien faite. Et un peu paradoxale, aussi. Lors de mon dernier mois de grossesse, j’espérais que chaque jour soit le dernier, j’avais l’impression d’être au bord de l’explosion. Et puis après avoir accouché, j’ai bien vite repensé avec nostalgie à ce moi enceinte, cette parenthèse durant laquelle je me sentais à la fois plus faible et plus forte.

On le sait mais on ne le dit pas assez, la grossesse n’est pas un long fleuve tranquille. On doit jongler entre un corps en pleine mutation, des envies parfois incontrôlables (une faim d’ogre, dans mon cas), et tous les doutes sur l’arrivée du bébé. Pour mieux vivre tout ça, j’ai vite adopté deux mots d’ordre : lâcher-prise, et bienveillance (indulgence, ça marche aussi). Parce que lutter, c’est fatiguant. Et que plus vite on accepte de ne plus tout contrôler, plus vite on trouve des solutions réalistes pour les tracas du quotidien.

fanny-candice-henin

Dorloter son corps

La transformation du corps est la partie visible de l’iceberg, l’aspect le plus évident du chamboulement que représente une grossesse. Pendant les premiers mois, je n’ai pas pris un gramme, et puis à partir du cinquième mois, l’ascension fulgurante. Le dernier mois, j’ai pris 7 kilos, et au total c’est un joli score de +20 kilos pour ces presque neuf mois. Moi qui n’ai jamais connu de variation de poids (à part peut-être quelques kilos à l’adolescence), ça m’a fait un sacré choc.

Mon corps n’était pas parfait, mais je m’en souciais assez peu car j’avais la chance de pouvoir faire ce que je voulais (snober les salles de sport et me gaver de pâtisseries) sans qu’il n’y ait d’impact. Et voilà que je me suis mise à me peser quotidiennement, à observer les rondeurs dans la glace, à me traiter de baleine trois fois par jour (l’indulgence, c’est pas facile). On a beau savoir que la prise de poids n’est pas vaine, elle n’est pas plus facile à supporter, au sens propre comme au figuré.

Un rituel m’a été utile : l’application d’une crème matin et soir, en prenant le temps de me masser, d’apprécier le parfum, et de méditer sur les super-pouvoirs insoupçonnés de ce corps qui n’a jamais été foutu de faire du sport plus de dix minutes et qui était pourtant en train de fabriquer un petit être vivant. Est-ce que ça a été efficace contre les vergetures ? Non. Est-ce que ça m’a aidé à garder le moral ? Oui.

Composer sa garde-robe idéale

Je vous en parlais dans cet article sur ma grossesse, ce n’est vraiment pas facile de s’habiller quand on est enceinte. Mais si je fais le bilan, je dois dire que ça a été très reposant : une fois que j’ai réussi à réunir une dizaine de pièces faciles à assembler, j’ai appris à jongler avec pour m’habiller sans me lasser. Le conseil que je donnerais c’est de choisir ces pièces avec soin, avec des basiques bien sûr, et si possible des choses qu’on pourra remettre après sa grossesse (par exemple chez Gap, ils ont plein de vêtements classiques qui fonctionnent très bien avec un gros ventre).

Voici les principaux vêtements de ma garde-robe de femme enceinte, pour l’automne-hiver (en été j’arrivais encore à recycler pas mal de robes “d’avant”) :

  • 5 paires de collants de grossesse, avec de la place pour glisser son ventre, tellement confortables. Trouvés chez Primark, à Londres, pour un prix dérisoire.
  • 6 débardeurs en coton tout doux trouvés chez Gap, et assez longs pour mon gros ventre
  • 2 T-shirts à manches longues côtelés trouvés chez Topshop, aussi agréables à porter que seyants (la matière côtelée c’est vraiment LA révélation quand on est enceinte, et on peu la remettre après). Bon à savoir : Topshop propose de superbes vêtements de maternité, et on peut se faire livrer en France.
  • 2 jupes toutes simples, une trouvée chez Topshop et l’autre chez Gap
  • 2 robes, une en jean et une petite robe noire, trouvées sur La Redoute qui fait aussi des vêtements de grossesse et souvent en promo
  • 3 jeans Kiabi et une salopette, bien coupés et pas chers
  • 1 short en jean H&M, que je portais avec des collants
  • 3 T-shirt à manches longues avec des motifs mignons (pois, rayures et hirondelles) chez H&M
  • 3 pulls doudous (un Topshop et 2 Gap) et 2 gilets (Gap)

Avec cette garde-robe, pas de prise de tête pour s’habiller le matin. Chaque tenue me plaisait toujours autant, même après l’avoir portée plusieurs fois. Je pouvais changer un peu avec les accessoires, et je prenais aussi du temps pour me maquiller. Donc pas de laisser aller, mais un confort au quotidien.

Je pensais naïvement qu’après l’accouchement je me glisserai rapidement dans mes anciennes fringues. En fait, je pense que je vais devoir porter cette garde-robe de grossesse encore quelques mois avant de retrouver ma ligne. Et finalement, ça ne me dérange pas trop : je ne suis pas tentée d’acheter des fringues que je mettrai trois fois, j’ai envie de continuer sur cette lancée même longtemps après la grossesse.

enceinte-4

Aller aux cours de préparation

Je n’attendais pas grand chose de ces séances, et finalement je les ai bien appréciées. Je les ai suivies chez une sage-femme en libérale, sur les trois derniers mois de grossesse, à raison d’une session d’une heure pratiquement chaque semaine (il y a eu huit séances en tout). Chaque rendez-vous était consacré à un thème : la grossesse, le travail, l’accouchement, les soins de bébé, la puériculture… À chaque fois nous étions uniquement tous les deux, avec Louis. On pouvait donc poser toutes les questions qu’on voulait, même les plus bateau, sans complexe.

Pendant ces cours, on a révisé nos basiques et on a appris plein de choses. Surtout, je retiens nos grands moments de complicité pendant et après les séances, qui avaient lieu le samedi matin. On en faisait un vrai rituel (encore un) : la discussion sur le trajet pour réviser nos apprentissages de la semaine précédente, la séance en elle-même puis le debrief autour d’un brunch. À chaque fois, des moments précieux où l’on se projette concrètement en tant que parents. Rien que pour ça, ça vaut le coup de ne pas zapper ces séances.

Aller chez l’ostéopathe

J’ai eu la chance d’avoir une grossesse très cool, j’ai pu sortir et crapahuter jusqu’à la toute fin. Le jour de mon accouchement, j’ai enchaîné une séance shopping de Noël et j’ai géré mes contractions devant un film au cinéma. Mais bon, ça ne veut pas dire que je n’ai pas eu de désagréments.

Au cours du sixième mois, j’ai eu un très gros coup de fatigue causé par un mal de dos récurrent. Je me suis décidée, pour la première fois de ma vie, à consulter un ostéopathe. Cette visite m’a fait l’effet d’un coup de baguette magique : j’y suis allée en traînant les pieds, j’en suis sortie en sautillant. J’ai apprécié la douceur du praticien, et ses gestes ont eu un effet immédiat sur ma douleur. Le lendemain j’allais passer 5 jours à Londres dans une forme olympique, enchaînant les magasins, restos et musées sans aucun souci.

Je suis retournée le voir dans mon huitième mois, cette fois-ci pour régler des problèmes digestifs que me pourrissaient la vie (les remontées acides, un vrai bonheur). La séance m’a fait du bien mais les résultats ont été moins miraculeux que pour mon dos, mes soucis n’ont vraiment pris fin qu’avec l’accouchement.

Je vous conseille donc vivement de ne pas attendre pour voir un ostéopathe pendant la grossesse (le mien est génial, il est à Pantin sur la ligne 5, n’hésitez-pas à me demander ses coordonnées si besoin).

grossesse-1

Participer à une Mum-to-be party

Je vous en parlais dans cet article : en septembre j’ai participé à une Mum-to-be-party, cet évènement qui rassemble des femmes enceintes autour d’ateliers thématiques. Le temps d’une soirée, on rencontre des professionnels de la grossesse et de la maternité, on découvre des marques de référence ou de niche, on discute avec d’autres mum to be. On a abordé des sujets aussi variés que le choix des biberons, les vêtements de grossesse, la diversification alimentaire ou le mode de garde.

J’ai adoré ce moment, une vraie petite parenthèse pleine de bienveillance et de belles rencontres. Le meilleur moment : 15 minutes de massage du dos divin spécial femme enceinte, effectué dans le spa Thémaé où avait lieu la soirée. Plus efficace et relaxant qu’une heure de massage basique. J’y ai même trouvé un objet qui m’est cher, le bola Ilado que j’ai porté tout au long de ma grossesse.

Bref, c’est un moment à ne pas manquer pendant sa grossesse, tous comme toutes les rencontres qui peuvent permettre d’échanger avec d’autre futures mamans. Les Mum-to-be-party ont lieu dans toute la France, elles sont gratuites, il faut juste bien s’inscrire en amont (suivez les évènements sur le site).

mum-to-be-party-9

Tester la sophrologie et le shiatsu

En octobre, j’ai eu l’opportunité de tester une séance d’initiation dans un cabinet parisien mixant sophrologie et shiatsu. J’ai rencontré une praticienne passionnée qui m’a appris les rudiments de ces deux disciplines. J’ai beaucoup aimé le shiatsu, qui consiste à effectuer des pressions des doigts ciblées sur différents points du corps : la détente est chimique, immédiate.

L’exercice de sophrologie que j’ai fait consistait à se projeter après l’accouchement, dans un futur apaisé. J’ai eu plus de mal avec cette discipline, plus complexe, qu’il faudrait appréhender sur plusieurs séances. Il faut vraiment être actif et s’impliquer pour voir des effets bénéfiques.

En tout cas, je trouve que ça vaut le coup d’essayer tout ce qui peut contribuer à soulager le corps et l’esprit. Par exemple dans mon cas, je n’ai pas ressenti le besoin de faire du yoga ou de la gym douce, mais parler de mes craintes de l’accouchement à une personne extérieure m’a fait énormément de bien. On parle trop peu des épisodes de déprime pendant la grossesse, je pense qu’au moins une séance de psy devrait être prise par la sécu, ce ne serait pas du luxe.

Lire des blogs

Depuis six ans, je nage dans le monde des blogs, j’en lis quotidiennement. Avec cette grossesse, j’ai découvert l’univers des blogs maternité, et si certains ne m’ont pas du tout plu (il en faut pour tout le monde), d’autres m’ont fait beaucoup de bien. Et j’ai aussi lu les billets maternité des blogueuses que je connaissais déjà, mais avec un autre oeil.

J’ai lu des dizaines d’articles qui m’ont permis de déculpabiliser, car les blogueuses ont le don de mettre sur la table des choses dont on parle peu ailleurs. Dépression post partum, débats sur l’allaitement, peur de ne pas être à la hauteur… tous ces sujets traités à la première personne permettent de se projeter et d’apaiser ses propres craintes. J’ai aussi lu plein de jolis récits d’accouchement qui m’ont donné du baume au coeur. C’est d’ailleurs parce que la lecture des blogs m’a aidée que j’ai décidé de partager mon expérience, quitte à dévoiler un peu plus d’intime que d’ordinaire.

Pendant ces neuf mois très particuliers, parler et échanger avec des proches et des personnes qui ont un peu plus de recul est essentiel. Nous étions plusieurs “copines blogueuses” à être enceintes en même temps, et à nous soutenir d’un petit tweet, un message, un conseil. Merci à vous les filles pour ces petites attentions.

grossesse-3

Se faire plaisir

Parce qu’on n’est pas tous les jours enceinte. Parce qu’on a bien le droit de se faire chouchouter. Parce que les petits (et parfois gros) maux de grossesse ne doivent pas nous gâcher la vie.

J’ai pris soin de cultiver des petits moments de plaisir au quotidien, sans culpabiliser, et sans tenir compte des conseils avisés des uns et des autres.

“Tu bois du café pendant ta grossesse ?” Oui, et laisse moi profiter de mon latte quotidien car JE TE RAPPELLE QUE JE SUIS PRIVÉE DE VIN.
“Tu devrais plus te reposer, au lieu de courir partout”. Je sors parce que ça me fait du bien, ça me rend heureuse, et ça, ça ne peut pas être mauvais pour mon bébé.
“Tu devrais manger une barre de céréales si tu as faim” (celle-ci est de mon mari). Bien sûr, et pourquoi pas une pomme ? Non, je vais plutôt prendre un Petit Ecolier. Et puis plus tu me diras ce que je dois manger et plus je ferai l’inverse.

Se plaindre… dans la limite du raisonnable

Râler, ça fait partie du jeu. C’est plutôt bien toléré, on met tout sur le dos des hormones. Et parfois, c’était salvateur de pester toute une journée contre son “état”. Mais attention quand même à ne pas devenir insupportable, parce qu’à trop se plaindre on finit par broyer du noir (c’est du vécu). Il faut essayer de voir le positif, à commencer par la joie d’accueillir son futur bébé… la trouille ne doit pas l’emporter sur ce plaisir-là.

Quand je commençais à tourner en boucle en ressassant mes soucis, j’essayais de débrancher en allant dans la chambre de mon futur bébé. Je prenais quelques uns de ses vêtements, et j’allais m’assoir pour les contempler et imaginer le tout petit corps qui allait bientôt se glisser dans ces mini fringues. Très efficace.

grossesse-2

Voilà pour cette fois, la prochaine fois je vous parlerai de la rencontre avec bébé et du rouleau compresseur du séjour à la maternité !

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !
Share on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone

Encore une minute ?

6 Comments

  1. Ah les barres de cereales…!
    Hâte de voir combien Marius grandit vite =)
    Bisous!

    1. Conseil de la sage femme je précise 😉
      Elle aurait dit “mangez du côte d’or” j’aurais vivement conseillé à Fanny de bonnes barres !!

  2. Punaise c’est quoi le truc avec les barres de céréales : ma mere vient de m’en ramener AUSSI
    Très joli récent en tout cas Merci Fanny pour ce partage qui donne envie de connaître l’après plus en détail. Je vous souhaite un joyeux premier Noël à 3

    1. Conseil de la sage femme je précise
      Elle aurait dit « mangez du côte d’or » j’aurais vivement conseillé à Fanny de bonnes barres !!

  3. […] Des idées pour bien vivre sa grossesse […]

  4. […] de Paris, et d’après mon expérience il n’a pas volé sa réputation. Je me suis faite masser là-bas lorsque j’étais enceinte et je garde un merveilleux souvenir de la douceur et de la gentillesse de la masseuse. Plus encore, […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *