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Un déjeuner au Chardenoux

Je dois vous faire une concession : je suis fan de Cyril Lignac. Et ce n’est pas lié au personnage médiatique mais à la qualité de ses adresses. La boulangerie pâtisserie de la rue Paul Bert est l’un de mes spots fétiches du 11ème, tout comme la chocolaterie qui a ouvert ensuite juste en face. Ce que je préfère, ce sont les viennoiseries avec du gianduja, le baba au rhum, et les oursons à la guimauve côté chocolaterie.

Une troisième adresse (la plus ancienne) complète le triangle gourmand qu’a créé Cyril Lignac dans le quartier de Charonne : le Chardenoux, repris par son équipe en 2008. Et ce n’est qu’en octobre dernier que j’y suis enfin allée y déjeuner, accompagnée d’Agathe.

Le bistrot parisien, à l’ancienne

Le Chardenoux est un bistrot parisien pur jus qui date du début XXème. On y trouve tous les archétypes du genre : les larges panneaux en bois, le bistrot en zinc, les grands lustres boules. Le ciel peint au plafond et les serveurs en costumes qui continuent d’officier lui donnent un cachet singulier. Le voyage dans le temps est brillamment orchestré.

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À l’heure du déjeuner, c’est la ruche. J’ai réussi à avoir une table un peu à la dernière minute, mais seulement à 14h30, et il y avait encore un monde fou. J’aime bien cette ambiance de bistrot qui bouillonne, ça fait partie de l’expérience. À la carte, un menu déjeuner à 22 euros entrée-plat ou plat-dessert, et 27 euros pour les trois. C’est ce dernier que nous choisissons.

À table ! Menu déjeuner en trois temps

En entrée, j’opte pour un tarama de sardines et Agathe pour le velouté patates douces et lard. Les saveurs sont franches, et j’apprécie la texture onctueuse du tarama qui sublime le goût du poisson. Le velouté est lui aussi excellent, riche en goût, réconfortant.

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Pour le plat, comme le poisson ne me faisait pas trop envie, j’ai opté pour un plat bistrotier par excellence, la bavette. Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, j’essaie de réduire considérablement ma consommation de viande, et lorsque j’en commande je suis particulièrement exigeante. Et cette viande-là, je l’ai appréciée : j’ai déjà mangé nombre de bavettes caoutchouteuses car mal cuites, et ce n’était pas le cas ici. Mais je retiens surtout le petit gratin dauphinois tout simple, et pourtant si bon. C’est une madeleine de Proust universelle, le goût de la purée des grands-parents de notre enfance.

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Vient le moment du dessert : c’est sans surprise que je choisis une tarte déjà testée à la Pâtisserie juste à côté, la tarte orange noisettes. Délicatement parfumée, bien acidulée, une parfaite gourmandise d’automne. Agathe prend un dessert aux framboises (je ne sais plus si c’était une pana cotta ou un tiramisu, mais je me souviens que c’était bon !).

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Sans chichis, et avec du caractère

Bilan : c’est un très bon déjeuner qui ne se la joue pas. Les produits sont simples, les recettes aussi, mais elles sont parfaitement maîtrisées. On ne s’ennuie pas car rien n’est fade, la simplicité est au service du respect de la cuisine traditionnelle de bistrot. Idéalement, on pourrait trouver un plat végétarien à la carte, même si je sais que ce n’est pas trop “bistrot”… ce serait bien chouette.

Bon à savoir : les menus du moment sont disponibles sur le site web, et le soir on peut se faire un entrée plat dessert pour 39 euros.

Et maintenant, il faut que je dépasse le 11ème pour tester les autres adresses de Cyril Lignac : le Quinzième, Aux Prés, et le petit dernier, le Bar des Prés. Il ne chôme pas, ce monsieur !

Le Chardenoux, 1 rue Jules Valles, Paris 11

Toutes les photos de cet article sont signées Agathe Fourmond.

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