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Organiser un voyage en famille avec un bébé : le Japon

Voyager au Japon en famille, vous en rêvez ? Nous, on l’a fait, et je peux vous le dire : foncez ! Nous sommes partis début mars pour 15 jours, nous étions cinq : Louis, moi, Marius, ma soeur Bérengère et mon beau-frère Maxime. 4 adultes, et un bébé de 15 mois au moment du voyage. Le coup de coeur que nous avons eu pour le Japon est énorme, unanime, et il me faudra plus d’un article pour vous le partager.

Pour commencer, je voudrais vous donner quelques conseils d’organisation suite à notre expérience de ce voyage en famille. 

1. Réservez vos billets en avance

Nous avons pris nos billets en juin pour le mois de mars, sur un coup de tête. On était vendredi soir, je trainais sur Voyages Pirates, un site qui recense plein de bons plans pour voyager moins cher. Je tombe sur une offre qui me paraît incroyable : des billets pour aller à Tokyo à seulement 300 euros AR par personne.

rue de tokyo dans le quartier de Shinjuku by night

C’était des billets “open jaws”, ce qui veut dire que la ville du retour n’est pas la même que celle du départ. Dans ce cas précis, il s’agissait d’un Paris-Tokyo puis d’un Tokyo-Londres. Il fallait donc prévoir de rajouter un peu d’argent pour rentrer de Londres à Paris, mais même avec ce surplus, le tarif était imbattable. J’ai appelé Louis, je lui ai dit “en mars, on va à Tokyo”, il m’a répondu “Ok !” et une heure plus tard on avait nos billets.

fleurs-japon

2. Préparez votre voyage en avion

Nous avons voyagé avec Aéroflot, la compagnie russe, pas plus mauvaise qu’une autre mais pas vraiment folichonne non plus : accueil glacial et nourriture très mauvaise au programme. Mais comme nous avions payé les billets très peu cher, on s’est dit que ça faisait partie du jeu. Pas question de râler, on se sent déjà tellement chanceux d’avoir pu faire ce voyage !

En avion : open bar pour bébé !

Quand on voyage entre adultes, c’est bien de préparer un peu le voyage en avion, mais avec un bébé c’est carrément indispensable. La bonne nouvelle c’est qu’on peut amener de l’eau, des petits pots et tout ce qu’on estime utile pour lui sans problème. Il faut bien prévoir de les mettre à part pour gagner du temps au contrôle, c’est tout.

Nous avions prévu pour lui le nécessaire habituel (couche, lingettes, repas, gateaux…) mais aussi une peluche, quelques jouets et livres, en faisant attention de sélectionner les plus légers. On mise plus sur le dernier numéro de Popi que sur le livre de contes XXL.

Encore mieux que les coloriages, les stickers

Son tonton a eu la bonne idée de lui offrir à l’aéroport un carnet de coloriage qui l’a bien occupé (même si il passait plus de temps à manger les crayons qu’à les poser sur le papier). Je pense donc que prévoir un petit objet inédit qu’il ne connaît pas encore est une bonne idée. J’ai récemment découvert le pouvoir des stickers (qui ne sont rien de plus qu’une variante nos bonnes vieilles gommettes) et je me suis dit que pour le prochain voyage en avion, je lui en achèterai. C’est une bonne alternative aux crayons de couleurs, pas de risque de passer deux heures à ramasser le matos éparpillé dans l’avion.

Nous avions également pris soin de télécharger les épisodes de son dessin animé préféré (Trotro) sur la tablette que nous dégainions en cas de crise.

Nous avions en tout près de 14 heures de vol ainsi qu’une escale de deux heures et globalement, Marius a été vraiment sympa. Il a dormi environ un bon tiers du voyage. Certes, c’était un peu sportif car il a fallu l’occuper mais à deux, c’est faisable (et nous c’était luxe, on était quatre).

maman et bébé au café Pompompurin à Tokyo

Pas d’enregistrement à l’avance

Surtout, j’ai un conseil à vous donner : ne vous enregistrez pas en avance sur Internet. C’est ce qu’on a fait à l’aller, et on n’a pas pu profiter des places avec de l’espace devant pour poser bébé. Par contre au retour, on s’est enregistrés directement à l’aéroport et l’hôtesse nous a attribués les meilleures places (avec un mec de 2 mètres et un bébé, on étaient quand même les candidats idéaux). J’ai l’impression que ces places ne peuvent être attribués qu’en direct, sur place, donc rien ne sert d’essayer de le faire avant. Ou alors, ça change selon les compagnies ? Si quelqu’un peut nous éclaire, n’hésitez-pas !

3. Voyager avec un bébé, ce n’est pas cher : profitez-en !

Le bonheur de voyager en famille

Vous vous demandez peut-être si ça vaut le coup de voyager avec un bébé ? Chacun a son avis sur la question : avant d’être parent, j’étais persuadée que je partirais sans aucune difficulté en vacances avec mon amoureux en laissant le petit à Paris. Aujourd’hui, c’est tout le contraire qui se passe : j’adore voyager avec mes deux hommes, ce sont des moments magiques en famille. Certes, c’est un peu fatigant parfois mais nous construisons des souvenirs incroyables tous ensemble. Je suis convaincue que dès tout petits, les enfants ressentent le plaisir que nous avons à leur faire découvrir de nouveaux horizons. Cette ouverture sur le monde est le cadeau que je veux offrir à mon fils.

Voyager avec bébé ne coûte pas cher !

Surtout, et venons en au concret, voyager avec un bébé a l’avantage de ne quasiment pas vous coûter un rond. Avant deux ans (et même plus parfois), le petit entre gratuitement quasiment partout : dans les transports, à l’hôtel, aux musées, dans les parcs d’attraction. Selon les compagnies, il peut payer un peu pour le billet d’avion : 10% du prix adulte sur Aéroflot par exemple (donc 30 euros). Au restaurant, on lui a parfois commandé des plats (qu’il entamait à peine) mais la plupart du temps, il picorait dans nos assiettes. J’en conclus que voyager avec un enfant devient coûteux à partir de 2 ou 3 ans mais avant franchement, c’est presque cadeau. Alors, ce serait dommage de l’en priver, non ?

bébé mange au restaurant au Japon

4. Séjourner en famille au Japon : pensez aux auberges de jeunesse

Je ne parle bien sûr que pour le Japon, mais c’est le meilleur plan que j’ai à vous donner si vous voyagez avec un bébé : réservez dans des auberges de jeunesse. Voici comment nous avons répartis les nuits du séjour : 3 nuits dans un Airbnb à Tokyo, puis 5 nuits dans une auberge de jeunesse à Kyoto, puis 5 nuits à dans une auberge de jeunesse à nouveau à Tokyo.

Au moment de regarder les logements, je ne pensais vraiment pas que je trouverais mon bonheur en auberge. Et puis je suis tombée sur le site d’une super auberge à Kyoto, et en voyant les images j’ai constaté que ça semblait tout à fait adapté aux familles. J’ai donc posé la question par mail et j’ai eu une réponse quasi immédiate : oui, ils avaient bien des lits bébé (gratuits), et ils seraient ravis de nous accueillir avec un bébé. J’étais aux anges. Du coup j’ai également posé la question pour une auberge à Tokyo, et pareil : aucun souci pour le bébé. Il y a donc plein d’auberges familiales au Japon, avec un rapport qualité prix extra. Nous avons payé en moyenne 50 euros par nuit, par chambre (et donc par couple) pendant le séjour. Je vous parlerai plus longuement de ces hébergements dans un prochain billet.

5. Voyagez léger !

Avec un bébé, on est tentés de remplir sa valise pour se rassurer. C’est encore plus vrai quand on part à l’autre bout du monde ! Je vous rassure tout de suite : au Japon, il y a tout ce qu’il faut, pas besoin de se surcharger. On a trouvé tout : des couches (les plus mignonnes du monde, avec des motifs Disney), du lait en poudre qu’il a très bien bu. Seuls les petits pots manquaient, mais à son âge ce n’est pas gênant, il mangeait des plats simples au resto (bien souvent dans nos assiettes comme je vous disais plus haut).

Le seul point qui nous a posé problème, c’est le lit bébé. Dans les deux auberges de jeunesse, il y en avait, donc pas de souci. Problème : ce n’était pas le cas pour le logement Airbnb, et on s’en est rendus compte après avoir confirmé la résa. On s’est débrouillés pour emprunter le lit de la soeur d’une amie qui vit à Tokyo, mais c’était galère… et surtout les trois premières nuits correspondaient au temps d’intégration du décalage horaire, et Marius a dormi avec nous. Il n’a jamais voulu rester dans le lit. Tout ça pour ça ! Bref, si c’était à refaire je ne me tracasserai pas avec le lit. Si vous le pouvez, esssayez de bien vérifier avant de réserver qu’un lit bébé est disponible sur place.

Pour les bagages et le matériel, voici nos indispensables :

La valise XXL

On a investi dans une immense valise-caisse Mandarina Duck dénichée en soldes à Milan l’été dernier. On a pris le minimum en fringues pour nous trois, afin de garder un maximum de place aux souvenirs à ramener. On a emmené un sac souple vide pour le remplir avec nos trouvailles. Il s’agit de ce modèle, il coûte moins de 10 euros, on l’a acheté il y a des années et il est increvable. Sur place, on a pu laver notre linge dans les super auberges de jeunesse.

Concernant l’avion, on avait le droit à 20 kilos par personne, et 10 kilos pour le bébé. À l’aller, comme on avait tout dans une seule valise, la valise faisait 30 kilos. On pensait que ça passerait sans souci car c’était bien moins que nos trois poids autorisés réunis. Mais on a eu une réflexion de l’hôtesse à l’enregistrement qui nous a dit qu’elle laissait passer pour cette fois mais que le poids devait être réparti entre plusieurs bagages. Pas très logique, mais en toute cas au retour on a essayé de bien équilibrer les bagages pour ne pas se faire recaler.

famille à Kyoto

Le sac format week-end

On avait aussi un sac de type sac week-end qui m’avait été offert par Madacha, et qui nous a beaucoup servi pour transporter les affaire de Marius. Madacha est un site spécialité dans les objets éco-responsables, et ce grand sac de voyage en lin est l’un de leurs basiques. C’est un super sac de belle qualité (matière très épaisse), au style sobre parfait pour la famille. Je l’adore, et Louis aussi.

L’avantage d’avoir un sac de ce format en complément de la valise, c’est de pouvoir caser les indispensables pour les jours où on n’a pas envie d’ouvrir la valise (transfert d’avion, première nuit dans un hôtel avec une arrivée tardive…). Il peut aussi servir pour de grand sac à langer pendant les balades.

sac week-end éco-responsable

La poussette de voyage

Une semaine avant le départ, notre fidèle poussette d’amour nous a lâchés. Une sombre histoire de roue coincée dans un rail de métro, il faut qu’on essaie de la faire réparer. Bref, il a fallu se décider vite et bien, merci Amazon Premium pour la livraison en un temps record… c’est dans ce genre de situation que tu apprécies le service.

Nous avons opté pour un modèle deuxième âge, le modèle Yezz de la marque Quinny. C’est une poussette pliable légère, très compacte, et qui a vraiment de l’allure pour ne rien gâcher. Elle existe dans plusieurs coloris, avec même des roues de différentes couleurs. La nôtre est bleue avec des roues bleu turquoise.

On l’a adorée en voyage pour sa maniabilité, et on continue de l’utiliser à Paris. Elle roule comme un petit bolide, avec un confort de glisse incomparable (ne riez pas), et le guidon est assez haut pour ne pas faire mal au dos (on est une famille de grands). Son seul défaut c’est que l’espace entre les rouges arrières est un tout petit peu trop large, ce qui nous bloque parfois dans le métro et certaines portes d’entrée d’immeubles.

bebe en poussette face à une biche à Nara

6. PRO-FI-TEZ

C’est un conseil parfaitement subjectif, mais c’est le plus important à mon avis. Parce qu’avec un bébé, on peut se laisser déborder par la logistique : le temps de préparation du matin est nécessairement plus long, dans la journée il faut prévoir les pauses repas, changement de couches… et on se demande toujours jusqu’à quel point on peut se permettre de bousculer la routine sans trop perturber son enfant.

Je partage notre point de vue, qui est encore une fois complètement subjectif. Nous sommes partis du principe que ce voyage était une parenthèse extraordinaire, et nous avions confiance en la capacité d’adaptation de Marius. Nous avons donc profité à fond de chaque journée ; cela veut dire qu’on ne rentrait pas pour la sieste (il dormait un peu dans sa poussette), et qu’on se couchait souvent très tard.

Nous n’avions pas l’oeil fixé sur l’heure pour les repas, il s’est adapté : parfois on déjeunait tôt, parfois plus tard. On avait toujours un biberon à dégainer en cas de grosse faim. Il a donc passé 15 jours intenses à parcourir avec nous des centaines de kilomètres, en siestant peu et en découvrant beaucoup. Et vous savez quoi ? Il a survécu ! Je pense même qu’il a kiffé. Donc un conseil ; avec un bébé en vacances, ne vous laissez pas bouffer par la logisitique, et ne sous-estimez pas la capacité d’adaptation de votre enfant. PROFITEZ.

Voilà pour l’introduction d’organisation, la prochaine fois je passe dans le vif du sujet avec un billet sur Tokyo ! Et n’hésitez-pas à me poser vos questions et/ou à donner vos propres astuces en commentaires ! 

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11 Comments

  1. Bérengère says:

    J’ai TELLEMENT aimé voyager avec mon neveu, voir ses yeux écarquillés, ça m’a donné une envie :faire voyager mes enfants quand ils seront tout petits (moins de 2 ans pour le côté gratuit )

    1. Lol je me dis pareil du coup il a intérêt à bien profiter Marius parce qu’à partir de ses deux ans ce sera Paris Plage !

  2. Je vois qu’on a fonctionné à peu près pareil, à part la poussette mais salome rentrait encore dans le porte bébé. Par contre je note tes bonnes astuces pour l’avion et pour l’auberge de jeunesse. Je n’y avais pas du tout pensé.

    1. Oui l’auberge de jeunesse je suis tombée dessus par hasard, persuadée que ce n’était pas adapté avec un bébé… et c’était tout l’inverse !

  3. Je vous admire, le Japon avec un bébé je n’aurais pas osé ! Finalement, à te lire je regrette presque (mais j’avoue que j’avais égoïstement envie de visiter ce pays en amoureux). On a pas mal bourlingué avec Martin mais avec deux enfants, je trouve que ça se complique…. Mais on réfléchit à un prochain voyage en famille pour l’hiver prochain, peut-être la Floride.
    J’ai beaucoup aimé ton billet qui est très utile, intéressant et très sincère. Tu as raison, parfois on se laisse trop manger par la logistique qu’impose les enfants en bas-âge et on oublie de profiter de ses vacances ! Ça m’a fait beaucoup réfléchir.
    J’ai hâte de lire ton billet sur les hébergements !

    1. Merci Anne pour ton adorable message, je me souviens très bien des posts que tu avais fait sur le Japon et comme ce pays t’avait touchée… je te rejoins sur ce coup de coeur comme tu le vois 😉 La Floride c’est une destination que je rêve de faire avec mon fils, déjà quand on était là-bas en amoureux en 2012, je n’arrêtais pas de me projeter en me disant que ce serait génial avec un enfant. Mais là j’attends qu’il ait quelques années de plus car je veux qu’il puisse s’éclater dans les manèges d’Orlando !

  4. PAs merci pour cet article qui me donne encore plus envie de partir au Japon ! 😀

    1. Hé hé… go alors ! Facile à dire je sais, mais ce que je retiens de ce pays c’est qu’en s’organisant un peu il est bien plus accessible qu’on ne le pense.

  5. […] mes conseils d’organisation pour aller au Japon avec un bébé, c’est le moment d’entrer dans le vif du sujet : Tokyo ! Nous y avons passé 3 jours à […]

  6. Merci Fanny pour ces conseils précieux, le Japon fait parti de nos destinations prioritaires et j’avoue que je ne l’envisageais pas non plus avec un enfant et là, ça me semble faisable… peut-être au printemps prochain, je l’espère !

  7. Plein de bonnes idées, je te suis sur tous les conseils… 🙂 C’est tellement cool de voyager sans eux, pour dormir et manger tranquille, mais c’est tellement génial de le faire avec eux aussi. Je suis d’accord avec toi: je crois qu’ils kiffent vraiment…

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