intouchables diapo
Article
2 comments

Revue de ciné : Intouchables, La couleur des Sentiments, Les aventures de Tintin

Intouchables

Peace & Love (& Hope)

En ce moment, je trouve les réveils plus déprimants que jamais : crise, austérité, décroissance, chômage & dette sont les jolis mots qui nous cueillent chaque matin au saut du lit. Et puis de temps en temps, il y a une jolie surprise ; hier matin, une interview d’Eric Toledano qui nous apprend qu’Intouchables a déjà réuni 5 millions de spectacteurs. Vous en faites peut-être partie, si non, je vous conseille de filer au plus vite dans une salle de ciné pour vous offrir deux heures de pur bonheur.

Tout a déjà été dit sur ce film : c’est drôle, émouvant, loin des clichés et des tabous. Je reste encore scotchée par le duo formé par Omar Sy et François Cluzet, ils sont époustouflants. Le succès d’Intouchables me ravit, parce que je suis convaincue qu’il pourra contribuer à faire évoluer les mentalités, encourager la tolérance. Si si, j’y crois. Un tel accueil de la part des Français, c’est loin d’être anecdotique, c’est un vrai signe d’espoir. Et en ce moment, l’espoir, on a bien besoin.

 

La couleur des sentiments

Don’t you know, they’re talking about revolution

Cela aurait pu être un mélo un peu longuet, c’est en fait un très beau film plein de classe et de finesse. L’adaptation de l’ouvrage « The Help » de Kathryn Stockett est une réussite (je n’ai pas encore lu le livre, mais j’en ai très envie maintenant).

Le titre original « The Help » veut dire ici « Les bonnes », en l’occurrence les bonnes noires qui travaillent pour des familles aisée dans le Mississipi des années 1960. A cette époque, dans cet Etat, le concept même de racisme est un pléonasme. Les « races » vivent séparées, dans le bus, dans la rue, dans la ville, et même dans les maisons où les bonnes viennent travailler : interdiction d’utiliser les toilettes de la famille. « On n’a pas les mêmes maladies ». Ben voyons. Skeeper, une jeune femme qui refuse les conventions (en gros, le mariage et le statut de femme au foyer), décide de recueillir les témoignages des bonnes pour en faire un livre.

Cette histoire m’a plu car elle n’est pas caricaturale, les personnages, à part quelques-uns, ne sont pas tout noirs ou tout blancs (c’est le cas de le dire), ils doivent juste évoluer dans un monde qui nous semble aujourd’hui à la fois surréaliste et amer (parce que si le racisme avait aujourd’hui totalement disparu, ça se saurait). Dans un second rôle de femme au foyer fragile mise à l’écart par ses voisines perfides, Jessica Chastain crève l’écran. Une actrice à suivre de très près.

Les aventures de Tintin

Mille milliards de… dollars

Tintin et moi, à la base, on n’est pas particulièrement copains. Je l’ai toujours trouvé un peu prétentieux, et puis avec cette histoire de Milou qui apprend la vie aux indigènes dans Tintin au Congo, Hergé ne m’est pas particulièrement sympathique. Je suis quand même allée voir Tintin, espérant être (agréablement) surprise. Je ne pensais pas adorer, mais pas non plus détester… il faut croire que je suis trop optimiste car je me suis ennuyée à mourir.

Le secret de la Licorne, une histoire déjà lue qu’on nous ressert à la sauce américaine. Grossière erreur, j’ai vu le film en VO ET en 3d. ça fait beaucoup. « Tinetine » + « Snowy » + « Thomson & Thompson » = gros craquage de nerfs à l’arrivée. J’ai détesté les images. Les dialogues sont déprimants. L’histoire vue et revue. Les personnages vilains comme tout : surtout la tête qu’ils ont fait au capitaine Haddock, il a carrément l’air abruti. Enfin, je ne suis peut-être pas assez pointue, je crois que les vrais fans ont apprécié… et vous ?

 


 

Rendez-vous sur Hellocoton !
monstre paris
Article
9 comments

Revue de ciné : The Artist, Un Monstre à Paris

The Artist

To speak or not to speak

Jean Dujardin restera toujours à mes yeux celui qui ne rabat jamais la lunette des toilettes et qui laisse ses poils de fesses dans la baignoire. Oui, je sais, commencer comme ça la critique du film glamour du moment, c’est limite. Mais c’est juste pour rappeler ce qui rend Jean Dujardin tellement attachant : on a beau le voir au summum de l’élégance dans un film en noir et blanc, on n’oublie pas qu’il a été le symbole d’une génération d’hommes du quotidien. Et ça, ça me plaît. Bref, il assure dans The Artist et pour ma part, j’ai été séduite par ce très joli film qui nous replonge dans une esthétique oubliée. C’est l’histoire de la chute d’une star du cinéma muet, George Valentin, au moment  de l’arrivée du cinéma parlant qui propulse au firmament des stars la jeune Peppy Miller. Pas un mot donc, mais une musique qui nous emporte et des silences qui retrouvent toute leur intensité. On parle beaucoup de Jean Dujardin qui est sans conteste très bon dans son rôle, mais j’ai trouvé Bérénice Béjo tout aussi excellente. Son jeu est pétillant : lorsqu’elle envoie son baiser après avoir sifflé son destinataire, lorsqu’elle danse, ou qu’elle mime l’étreinte d’un homme en enfilant son bras dans une veste vide… je l’ai vraiment trouvée magnifique. Un film qui m’a enchantée, et que je vous conseille vivement.

Un monstre à Paris

La belle et la bête

« Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi, on s’aime comme ça, la Seine et moi » C’est le petit air que j’ai eu en tête après avoir vu ce beau film d’animation. Le décor est magnifique : le Paris des années 1910, année historique qui marque la plus importante crue de la Seine. Dans la ville inondée, Un Monstre à Paris c’est l’histoire d’un monstre, ou plutôt d’une puce, qui après un accident de laboratoire se retrouve dotée d’une taille phénoménale et d’une voix enchanteresse. Cette voix magique, c’est celle de M, qui trouve un superbe écho en celle de Vanessa Paradis alias Lucile, chanteuse de cabaret angélique. Les scènes où ils chantent ensemble sont magnifiques, tout y est : les superbes images, les voix, le texte. Malheureusement ces moments sont un peu trop rares dans ce film d’animation que l’on sent avant tout pensé pour les enfants : il fallait laisser de la place pour l’histoire d’amour, le très grand méchant, les habituelles péripéties avant le dénouement heureux. On aurait aimé encore plus de musique et un peu moins de narration… ne chipotons pas trop tout de même, c’est un très bon film. Je vous laisse avec le duo de l’année…   http://www.dailymotion.com/video/xjn9k5

Rendez-vous sur Hellocoton !
Capture d’écran 2011-10-12 à 11.36.35
Article
8 comments

Revue de ciné : Drive, Un heureux évènement, Le Skylab

Drive

On the road again

J’ajoute une pierre à toutes les critiques élogieuses que l’on peut lire sur ce film : Drive est un énorme coup de coeur, inattendu pour ma part. J’avais un peu peur de voir un film de voitures, je suis tombée sur un grand film, de ceux qui vous tiennent durablement scotchés à votre siège. Ryan Gosling, que l’on a récemment vu dans le rôle d’un grand tchatcheur dans Crazy Stupid Love, incarne ici un anti-héros solitaire et silencieux. Il ne parle pas, il conduit : dit comme ça, ça parait un peu ringard, mais ce personnage est vraiment complexe. Aussi touchant qu’effrayant. Magnétique. La prestation de Ryan Gosling est bluffante. Cet acteur est un grand ; et pourtant je me souviens à quel point je l’avais trouvé fade dans « N’oublie jamais« … il a bien changé. Ici, on vibre avec lui. Les images sont superbes. La bande-son est extra. Certaines scènes sont très violentes, mais elles participent à l’intensité du film. Bref, ne manquez pas cette pépite. Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer quelques extraits, montés ici sur la plus belle chanson du film.

Un heureux évènement

Be my baby

Cela faisait déjà plusieurs semaines que je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir le nouveau film de Rémi Bezançon. « Le premier jour du reste de ta vie » est l’un de mes grands coups de cœur : c’est la première (et la dernière fois) que j’ai autant pleuré dans une salle de cinéma. Un Heureux évènement ne m’a pas émue aux larmes, mais il m’a bien remuée tout de même. Le sujet ne peut laisser insensibles les potentiels futurs parents que nous sommes tous, à un moment de notre vie… c’est l’histoire d’une grossesse, d’une naissance, et d’une nouvelle relation qui chamboule la vie. Parce que tout le monde a son mot à dire sur le sujet et que pourtant, personne ne sait. Personne ne comprend, ou du moins ne dit, qu’une naissance n’est pas nécessairement un océan de bonheur. C’est le point de vue de la jeune mère, jouée par Louise Bourguoin, qui est ici mis en scène avec quelques maladresses mais toujours beaucoup de nuances. Même si la fin est un peu plus consensuelle, le film n’érige pas de grandes leçons de vie ni de solutions miracle ; juste des tranches de vie, des anecdotes qui sentent le vécu, portées par des acteurs justes et touchants. Pio Marmaï reste mon grand chouchou, je le trouve toujours parfait (mais je ne suis plus du tout objective). Bref, un très joli film qui m’a donné envie de lire le livre dont ils s’inspire.

Le skylab

Happy family

Le Skylab, c’est l’histoire d’une journée en Bretagne : un anniversaire, des tantes, des oncles, des cousins, un barbecue, des chamailleries, des fous rires. Une journée intemporelle, mais qui prend ici un doux parfum de nostalgie puisque la scène se passe en 1979. Julie Delpy s’est largement inspirée de son enfance, et plus précisément des réunions de famille agitées, aussi intenses qu’inoubliables. Ici, pas de grands retournements de situation ni de scènes de vaudeville, juste la vraie vie dans ce qu’elle a de plus drôle et de plus attachant. Je n’ai pas connu cette époque mais j’imagine que plus d’un doit s’y retrouver dans les décors, les costumes, et les débats politiques acerbes et les histoires qui n’en finissent pas, sans ordinateur ni jeux vidéos. Le skylab, c’est une station spatiale américaine qui menace d’entrer d’écraser la Bretagne. On peut y voir le symbole d’un futur technologique destructeur, du danger de la mondialisation ou plus globablement la fin d’une époque… mais étonnamment, le propos n’est pas passéiste, on sort de la séance gonflé à bloc et plein d’optimisme pour l’avenir. Parce qu’en dépit de tous les skylabs de la terre, le ciel ne nous est pas encore tombé sur la tête, et les réunions de famille ressemblent encore beaucoup à celles de 1979. Ouf !

Rendez-vous sur Hellocoton !
un jour couple
Article
1 comment

Revue de ciné : La piel que habito, Un jour, Mes meilleures amies

La piel que habito

Entre ses mains

Le dernier Almodovar est très déstabilisant : à la fois complètement allumé et terriblement classique. Difficile de vous raconter l’histoire sans dévoiler l’essence du film. Disons en deux mots qu’il s’agit d’un inquiétant chercheur qui dissimule chez lui une superbe créature, sorte de femme objet soumise à des expériences scientifiques. On rassemble peu à peu les pièces du puzzle, et lorsque l’on comprend enfin de quoi il s’agit, on reste un peu abasourdi… voire sceptique tant le scénario, inspiré d’un roman de Thierry Jonquet, est délirant. L’esthétique du film oscille entre le thriller hitchcockien et la production des années 1980, vintage gore. En voyant la bande-annonce j’avais peur que le film soit très violent, et effectivement il l’est, mais c’est avant tout une violence psychologique. Certaines scènes sont très réussies, notamment grâce au jeu impeccable d’Antonio Banderas et de la belle Elena Anaya. Bref, de Almodovar 2011 est un bon cru mais il laisse un goût amer en bouche. A réserver aux amateurs.

Un jour

True Love

Je ne sais pas pourquoi, en voyant l’affiche de ce film pourtant assez explicite, je pensais voir un film du cinéma indé américain, un peu intello, un peu romantique. La faute à la jolie lumière de la photo, aux commentaires élogieux de Télérama dans le métro… que nenni, Un Jour est un mélo tout ce qu’il y a de plus classique ! C’est l’histoire d’un couple d’amis qui se passent leur temps à se chercher et mettent plusieurs décennies avant de se trouver. A la clé : deux beaux acteurs très bien assortis, des scènes de trouvailles / retrouvailles / re-retrouvailles pleines d’émotion, une bande son larmoyante… bref, un cockail très prévisible et pourtant, j’ai mordu à l’hameçon et me suis laissée embarquer par cette jolie histoire d’amour adaptée d’un best-seller. Anne Hataway est mignonne comme tout, le garçon n’est pas mal non plus même si on a connu plus charismatique. Bref, un bon petit film sans prétention à voir entre filles pour faire le plein de petits moments de grâce amoureuse.

Mes meilleures amies

Superwomen

Côté comédie, j’ai beaucoup aimé Bridesmaids, vilainement rebaptisé Mes meilleures amies pour la version française. Pourtant, je l’ai vu dans de mauvaises conditions : dans l’avion, avec un écouteur qui ne marchait plus et en VF. Et bien je me suis quand même bien marré toute seule devant mon mini écran. Annie, l’héroïne du film, est un mix entre Bridget Jones et Lynette Scavo (c’est dingue comme elle lui ressemble!). C’est une jeune femme célibataire qui subit le mépris d’un amant prétentieux et le poids de ses échecs professionnels. Le pilier de sa vie, c’est sa meilleure amie ; lorsque celle-ci annonce qu’elle va se marier, Annie est chargée de préparer les festivités avec les autres demoiselles d’honneur. Et là, c’est le drame… Les situations cocasses s’enchaînent, et si certaines sont un peu lourdingues (on n’échappe pas au pipi caca) on rit toujours de bon coeur car les dialogues sont excellents et l’enthousiasme des actrices communicatif. Un bon film de copines pour rattraper le niveau du dernier Sex and The City… et sinon, j’ai également bien ri devant  Comment tuer son boss et Bad Teacher.

Des avis sur ces films ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
london boulevard colin Keira
Article
2 comments

Revue de ciné : London Boulevard, Le chat du Rabbin, Very Bad Trip 2

London, baby

Voilà un film qui décoiffe. La base est plutôt classique : prenez un ex-taulard (de préférence canon) qui cherche à se racheter dans les bras d’une jolie femme. Malheureusement, des amis de son passé le poursuivent et l’entraînent malgré lui dans de sombres magouilles. A la sauce américaine, ça vous donne un film d’action musclé ; à la française, un polar psychologique ; à l’anglaise, on obtient un résultat complètement déjanté à l’humour féroce. Banco, c’est cette troisième option qu’a choisi le réalisateur William Monahan pour son dernier film.

Cela met un peu de temps à démarrer mais une fois embarqués, on est accrocs.  Le héros, un voyou repenti au coup de poing facile est joué par Colin Farrell, exceptionnel et plus sexy que jamais (et pourtant croyez-moi, je ne suis pas une fan de la première heure). Il est entouré de personnages complètement allumés, aussi drôles qu’inquiétants. Ce film m’a réconcilié avec Keira Knightley, que je pensais définitivement perdue depuis le pitoyable Last Night. Ici, elle est parfaite en star au bout du rouleau, harcelée par les paparazzis. Le second rôle féminin est aussi un régal : c’est la soeur du héros, une illuminée interprétée par la sublime Anna Friel découverte dans la série Pushing Daisies. Et last but not least, la bande son est une véritable tuerie (extraits ici). Bref, si vous aimez les histoires de gangsters et n’avez pas peur de l’humour anglais, courez-y !

Dites MIAOUUUU

Je suis allée voir Le chat du rabbin sans rien connaître des BD du réalisateur, Joann Sfar. J’avais juste beaucoup aimé sa vision de Gainsbourg dans le film qu’il lui avait consacré.

L’histoire se passe dans l’Algérie des année 1920. Après avoir mangé un perroquet, un chat espiègle se met soudainement à parler. Son maître, un rabbin (vous l’aurez facilement deviné) refuse alors que le chat continue de fréquenter sa fille Zlabya, à cause de la mauvaise influence qu’il pourrait avoir sur elle. Pour plaire à son maître, le chat s’initie alors à la religion, et souhaite même faire sa bar-mitsva. S’ensuivent alors une série de péripéties qui mènera les héros à la rencontre de nouvelles cultures…

François Morel prête sa voix au héros ; sa prestation est incroyable, il a du être chat dans une autre vie. Malgré cela j’ai été légèrement déçue par ce film d’animation, dont j’attendais peut-être un peu trop après tant de critiques élogieuses. Je me suis un peu ennuyée, ça manquait de rythme, même si les différents thèmes étaient abordés avec beaucoup d’humour et de finesse. Dans un autre style, je préfère de loin une adaptation comme Persepolis. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez-pas à poser vos questions directement au chat du rabbin, il est sur Twitter !

Allez, viens boire un p’tit coup

Vous connaissez sûrement l’histoire de cette bande de potes qui, après une nuit d’enterrement de vie de garçon, se réveillent en ayant oublié tout ce qui s’est passé durant cette folle soirée. Ils doivent alors mener l’enquête pour retrouver l’un des membres qui a mystérieusement disparu. C’est le scénario de l’épisode 1, et de l’épisode 2. On peut dire qu’ils n’ont pas trop pris de risques !

J’avais adoré Very Bad Trip 1, une vraie bonne comédie américaine. Je me souviens d’avoir eu de gros fous rires pendant la projection… Very Bad Trip 2 est dans la droite lignée du premier opus, mais je l’ai trouvé un peu moins réussi. On a parfois l’impression d’assister à un remake en Thaïlande plutôt qu’à une vraie suite. Les personnages ont moins de piquant, peut-être parce qu’on les connaît déjà (l’effet de surprise avait beaucoup contribué au succès du premier film).

Bref : c’est drôle, pas de quoi bouder pas son plaisir, mais j’aurais aimé un peu plus d’audace. Et un détail pratique : éloignez les enfants.

 

Je vous reparlerai très vite de cinéma car j’ai très envie de voir Une séparation, qui paraît-il est un vrai bijou, et Limitless sur lequel je n’aurais pas parié mais qui paraît-il est réussi.

Et vous, avez-vous vu / aimé / détesté l’un de ces trois films ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
minuit paris
Article
12 comments

Revue de ciné : De l’eau pour les éléphants, Minuit à Paris, Moi Michel G, Et soudain tout le monde me manque

Love me tender

De l’eau pour les éléphants raconte l’histoire d’un jeune homme qui a tout perdu et qui va tout trouver -amour, amitié, honneur- dans le monde du cirque des années 1930. C’est un mélo dans les règles de l’art, et même un petit peu plus que ça. Tous les ingrédients classiques sont réunis : scénario fleuve, un arrière-plan historique grandiose, un beau mec, un beau méchant, une belle histoire d’amour. C’est certes convenu, mais on ne s’ennuie pas ; costumes et acteurs flamboyants parviennent à nous éblouir durant deux heures de film.

Je n’avais aucun préjugé sur Robert Pattinson (j’évite soigneusement la saga Twilight) et j’ai trouvé sa prestation convaincante. J’ai surtout été impressionnée par Reese Witherspoon, qui ne m’avait plus autant fait rêver depuis « Cruel Intentions » que je regardais en boucle quand j’étais ado (souvenez-vous : I am ready, Iam ready…). En vedette de cirque vintage, elle est vraiment magnifique. Pour compléter le triangle amoureux, Christoph Waltz incarne un mari jaloux violent qui fait froid dans le dos. Et puis les vrais héros du film sont les animaux, notamment une éléphante qui donnerait presque envie de lui faire un gros calin… si si !

Paris je t’aime

Dans Minuit à Paris, un Américain idéaliste et rêveur tombe amoureux de Paris, au grand dam de sa fiancée et de ses beaux parents. Une nuit, alors qu’il se promène dans les rues désertes, il rencontre de célèbres personnages tout droit sortis d’une autre époque… Et si le Paris des peintres, des poètes et de leurs muses se remettait à vivre une fois minuit passé ?

Le dernier Woody Allen n’est pas un grand cru, mais un petit verre de rosé à déguster bien frais. C’est léger, poétique, truffé de répliques comme seul le maître sait en écrire. Ici, il rend un tendre hommage à cette ville, notre ville qui fait rêver le monde. L’humour est moins féroce que d’habitude, les relations tortueuses entre les personnages tendent à s’effacer derrière le charme d’une vie parisienne fantasmée. Owen Wilson, familier des mauvaises comédie américaines, trouve ici un rôle plus flatteur. Il est aussi et surtout bien entouré : Adrian Brody, Kathy Bates, Marion Cotillard… que du beau monde pour porter le doux rêve de l’ami Woody.

Money…get away


Je suis allée voir ce film avec un mauvais pressentiment… l’affiche, le titre, je sentais le bon navet comme le cinéma français sait parfois en faire. Et bien que nenni ! Non seulement « Moi, Michel G, milliardaire, maître du monde » est férocement drôle, mais en plus le scénario et le traitement sont vraiment originaux.

Michel Gagnant est un patron qui a réussi : à la tête d’une groooosse entreprise du CAC, il cumule les clichés : maison ultra-moderne digne d’une maison témoin ; femme artiste / peintre / chanteuse / au physique de mannequin ; coups fourrés et manipulation des autres ponctuent ses journées. Au nom de la sacrosainte transparence, il se voit contraint d’accepter d’être filmé dans son quotidien par un journaliste engagé, bien décidé à dénoncer à travers Michel G les monstruosités du système capitaliste…

C’est François Xavier Demaison qui joue au grand méchant loup, aux côtés d’un Laurent Laffite exceptionnel en défenseur des opprimés complètement désabusé. J’adore cet acteur, il faut absolument que j’aille le voir aux théâtre des Mathurins où il se produit actuellement. Bref, le duo fonctionne bien, tout comme les petits rôles qui donnent toute sa saveur à cette fable cynique. Mention spéciale à Guy Bedos qui incarne le mentor de Michel Gagnant.

A wild world


Le dernier film dont je voulais vous parler est loin d’être le meilleur. « Et soudain tout le monde me manque » rassemble un père (Michel Blanc) et une fille (Mélanie Laurent) aux relations conflictuelles, qui se compliquent un peu plus lorsque le père annonce qu’il va avoir un nouvel enfant. Un joli sujet, malheureusement parasité par des petites histoires annexes qui n’apportent rien au récit. Ça part un peu dans tous les sens, et les textes ne sont pas assez forts pour qu’on pardonne les faiblesses du scénario. La première demi-heure est vraiment très mauvaise ; puis les choses se mettent doucement en place et ça devient plus supportable, sans être transcendant. On n’arrive pas à s’attacher aux personnages, c’est un peu gênant pour un film sur la famille…

Je n’ai vraiment rien contre Mélanie Laurent (sur laquelle il est de bon ton de cracher en ce moment), mais dans ce film, elle ne m’a pas du tout convaincue. Géraldine Nakache et Manu Payet ont un peu relevé le niveau, heureusement. Et puis le détail insupportable : le placement de produits tout le long du film : Starbucks, Illy, Crocs, le Relais de l’Entrecôte… c’est le défilé des marques, et ça manque un peu de subtilité. Dommage. Je finis sur un détail positif :  la bande son est géniale, vous pouvez l’écouter sur music me (désolée, je ne peux pas faire de lien direct vers la BO, il faut faire la recherche avec le nom du film).

Et vous, des coups de coeur/gueule récents au ciné ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Alice
Article
4 comments

Revue Ciné : un oiseau, un lézard, un veuf et un psychopate

Aujourd’hui, je fais les choses bien ! Je vous parle cinéma un mercredi, jour des sorties en salles. Elle est pas belle la vie ?

Adorables petite bébêtes. Rio ou Rango ?

Amateurs de films d’animation, un choix cornélien s’impose à vous ce mois-ci : Rio, ou l’oiseau qui ne savait pas voler, ou Rango, le lézard looser qui se prenait pour un héros ? D’un côté : Blu, un oiseau tropical rare contraint de quitter sa vie d’animal domestique pour aller s’accoupler avec la dernière survivante de son espèce, à Rio. De l’autre : un lézard domestique anonyme qui se retrouve perdu en plein milieu du désert, et qui s’invente une vie digne des plus grands héros du Far West. Il devient alors… Rango.

 

Deux parcours initiatiques, deux traitements complètement différents. Rio est assez classique mais tout à fait réussi : les petits oiseaux sont mignons, drôles, et j’ai particulièrement aimé l’ambiance colorée et exotique du carnaval de Rio en version animée.

Rango s’adresse moins aux jeunes enfants qu’aux fans de Western, qui adoreront les personnages inspirés des modèles du genre. Tout y est : le Saloon typique, la demoiselle plus dégourdie qu’il n’y paraît, le méchant cupide, le duel au soleil, le justicier sans attaches. Les images sont superbes, Rango porté par la voix de Johnny Depp est magistral, mais le film souffre de quelques longueurs. Le scénario est moins bien rodé que celui de Rio, on sent que Gore Verbinski s’accorde plusieurs scènes purement esthétiques qui n’apportent rien au récit. A vous de voir donc, selon vos affinités…

 

Et si tu n’existais pas

La Nostra Vita, c’est l’histoire simple d’un homme qui aime sa femme, et qui la perd. Elle meurt en accouchant de leur troisième enfant. Le père devenu veuf n’a alors d’autre choix que de continuer à avancer, d’élever ses trois enfants avec toute la dignité qui lui reste.

Les Italiens ont le don pour filmer les émotions avec une force et une humilité déconcertante. Je vous avais dis tout le bien que je pensais d’un film sorti il y a peu de temps, la bella gente. Même si c’est aussi un bon film, la Nostra Vita m’a un peu moins convaincue. Le sujet était riche, mais finalement on reste un peu trop en surface. Le récit souffre d’un excès de pudeur : à trop vouloir filmer le quotidien de « la vraie vie », le réalisateur laisse de côté les émotions de ses personnages. Il y a quelques moments de grâce, mais il manque un ingrédient pour que l’ensemble fonctionne.

L’histoire de ce père qui se bat pour ses trois fils est néanmoins très émouvante, et la prestation de l’acteur Elio Germano est remarquable, tout en subtilités.

 

Arrête -moi si tu peux

Je finis avec un thriller français plutôt réussi : La Proie, avec Albert Dupontel et Alice Taglioni. C’est l’histoire d’un braqueur qui, en prison, accorde sa confiance à son co-détenu qu’il pense accusé à tort de pédophilie. La boulette ! Non seulement l’homme est un serial killer en puissance, mais en plus dès sa sortie il décide de s’en prendre à la femme et à la fille de notre héros… lequel s’empresse de s’évader de prison pour aller les sauver.

Attention les amis, voici un film français qui a mis le paquet niveau budget ! Si vous aimez l’action, vous allez être servi : cascades à foison, courses poursuites, bagarres avec une bonne dose d’hémoglobine…inspiration Prison Break ? Même s’il y a pas mal d’incohérences (genre, le héros qui après une chute de 15 mètres, deux balles dans le corps et des jours sans manger ni dormir continue de cavaler comme un lapin), le scénario est bien ficelé et les rebondissements nous tiennent en haleine pendant les deux heures de film (1h42, pour être précise). Trop de stress pour moi, j’avais le coeur qui battait à 100 à l’heure, les histoires de psychopathes me font toujours un effet redoutable.

Et sinon, je suis complètement fan d’Alice Taglioni, cette fille absolument sublime qui en plus d’être belle a un cerveau bien rempli. En tout cas, c’est l’impression qu’elle me donne.

L’un de ces films vous tente-t-il ? Avez-vous eu un coup de coeur ciné récemment ?

Rendez-vous sur Hellocoton !