Théâtre et spectacles

Le Cercle des Joyeux Désespérés à la Comédie de Paris

Tout commence par une tentative de suicide. C’est gai, n’est-ce pas ? Il faut dire que la pauvre Mona n’a pas eu de chance dans la vie : la voici enceinte de six mois, seule dans un appartement croulant sous les déguisements en tout genre (oui, elle est costumière), parce qu’elle a perdu son mari sous une avalanche. Bref, elle a décidé d’en finir : lorsque le rideau se lève, le gaz est ouvert et une musique larmoyante accompagne ses derniers instants.

Problème : pas facile d’en finir paisiblement avec la vie lorsqu’on a une voisine de palier un peu envahissante, en l’occurence une certaine “Lily Couillard” (enceinte elle aussi), une “bonne samaritaine et coach du positivisme insupportable” qui se met en tête de redonner la joie de vivre à la terre entière. S’ajoute à cette fine équipe un loup solitaire de l’étage du dessus, dont les tendances dépressives s’accordent à merveille avec l’humeur des deux femmes enceintes.

Vous pensez que derrière le prétexte du désespoir se cache une morale pleine d’optimisme et de bons sentiments ? Que nenni ! On va de coups fourrés en insultes truculentes, c’est plein de méchanceté et de second degré, j’ai adoré ! Les trois comédiens sont excellents, chacun campe un personnage plus complexe qu’il n’y paraît… si vous en doutiez, il ne faut pas se fier aux apparences.

On doit cette histoire rocambolesque à l’excellente Karine de Demo, qui joue le rôle de Mona sur scène. Elle tenait à nous dire que “L’espoir est au bout du rouleau”. Ou pas.

Je vous laisse aussi une petite vidéo pour avoir un aperçu, mais ne vous attachez pas aux quelques répliques que l’on peut saisir au vol, c’est la pièce dans son ensemble qui fonctionne très bien.

[youtube width=”580″ height=”387″]http://www.youtube.com/watch?v=RUgYFJZKASw[/youtube]

Si je ne vous ai pas convaincus, je sors mon dernier argument destiné à la gent féminine : Lionel Auguste est absolument canon (oui, il s’est laissé pousser un peu les cheveux et ça lui va bien), et dans cette pièce il nous montre ses fesses. Entièrement nues. A bon entendeur…


Le Cercle des Joyeux Désespérés

Du mardi au samedi à 21h30

Comédie de Paris, métro Blanche

Page Facebook de la pièce

 

 

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1 Comment

  1. J’avoue, rien que pour Lionel Auguste, ca vaut le coup d’y aller !! Hihi, plus sérieusement c’est drolissime, cynique à souhait et bien emmené par des acteurs de talent !

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